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Economie

Maroc-Brésil: Une mission orientée import

Par L'Economiste | Edition N°:4164 Le 04/12/2013 | Partager
Un des rares pays qui affichent un déficit commercial bilatéral
Dialogue exploratoire sur un accord de libre-échange
Côté opérateurs marocains, beaucoup d’improvisation

L’ambition affichée par la partie brésilienne est de diversifier les échanges avec des produits à forte valeur ajoutée. L’objectif à terme est de rééquilibrer la balance commerciale entre les deux pays

Comment élargir et diversifier la liste des produits échangés entre le Maroc et le Brésil. C’est le premier objectif ciblé par la mission d’hommes d’affaires brésiliens qui a tenu, hier mardi, une rencontre avec des opérateurs marocains à Casablanca. Initiée en partenariat avec la CGEM, la Chambre de commerce, d’industrie et de services de la capitale économique et l’Agence chargée de la promotion des exportations brésiliennes, la rencontre a été marquée par la présence de décideurs politiques, notamment le vice-ministre du Développement de l’industrie et du commerce extérieur ainsi que l’ambassadeur du Brésil au Maroc. Un niveau de représentativité qui a fait défaut chez la partie marocaine. Même au niveau de l’instance patronale et de la Chambre de commerce et d’industrie de Casablanca, on n’a pas jugé utile de dépêcher de grosses pointures. Du coup, les exposés présentés se sont avérés assez vagues et sans apport concret. Tout au plus, l’AMDI a présenté un exposé sur le régime incitatif applicable aux IDE, et «la possibilité pour les investisseurs étrangers d’accéder à un marché de 1 milliard de consommateurs via le réseau des accords de libre-échange dont dispose le Maroc. Une opportunité qui représente 60% de la demande mondiale», précise Adil Chikhi, directeur de développement à l’Agence marocaine de développement des investissements. Ce qui cadre avec l’intérêt de la délégation brésilienne qui cible, outre le Maroc, les marchés de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Mieux, le vice-ministre brésilien, Ricardo Shaefer, a annoncé «l’ouverture imminente d’un dialogue exploratoire avec les autorités marocaines pour la négociation d’un accord de libre-échange». C’est l’un des points qui seront discutés ce mercredi 4 décembre avec les officiels marocains.
Pour le moment, l’accent est mis sur la nécessité de développer les échanges entre les deux pays. Du moins dans l’objectif de rééquilibrer la balance commerciale qui se distingue par un excèdent de 200 millions de dollars au profit du Maroc. Selon le vice-ministre, l’ambition est de diversifier les échanges avec des produits à forte valeur ajoutée. D’ailleurs, le profil des entreprises brésiliennes présentes au forum d’affaires renseigne sur les produits à développer à l’export vers le Maroc. Machinisme agricole, équipements industriels, de logistique, matériel électrique, industrie du BTP et outillage médical et hospitalier, telle est la gamme représentée par la dizaine d’entreprises qui ont fait le déplacement à Casablanca.     
Pour la partie brésilienne, il s’agit de mettre fin à cette concentration qui caractérise les produits échangés. A l’export, pas moins de 93% de la valeur de nos ventes est constituée par les phosphates et dérivés. Le reste porte sur la sardine et les conserves de poissons. Au total, nos expéditions rapportent 1,2 milliard de DH alors que les importations cumulent à 1 milliard. Ces acquisitions sont constituées à raison de 85% par le sucre et le maïs alors que le soja, la canne à sucre brute et le jus d’orange se taillent le reste.
Ces échanges placent le Brésil en tant que 3e  client du Maroc avec 5,9% de nos exportations globales (11 milliards de DH). C’est aussi le principal partenaire en Amérique latine. C’est dire l’enjeu stratégique que représente ce pays-continent pour le Maroc.


A. G.

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