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Sommet de l’Elysée: Françafrique, le new deal

Par L'Economiste | Edition N°:4164 Le 04/12/2013 | Partager
Pour un nouveau partenariat économique France-Afrique
250 entreprises françaises et institutions financières internationales

Les promesses du président français, François Hollande, à l’Etat marocain, particulièrement à la présidente de la CGEM, Miriem Bensalah, pour initier une approche de codéveloppement lors du dernier sommet économique Maroc-France à Rabat ne sont pas que des paroles en l’air. Des techniciens, soient-ils de la cellule africaine de l’Elysée, ne devraient pouvoir rien y changer

AUTRES temps, autres façons de faire de la politique. Dans ses nouvelles relations avec l’Afrique, la France voudrait désormais n’apparaître qu’en appui à l’Union africaine, explique-t-on au sein de la cellule Afrique du Quai d’Orsay, le ministère français des Affaires étrangères. On est bien loin du temps où l’expression «Françafrique», terme utilisé pour qualifier l’action néocoloniale, prêtée à la France faisant de ce continent sa «chasse gardée». En tout cas, c’est le message que Paris envoie à ses partenaires à la veille de l’ouverture du sommet «Paix et sécurité en Afrique» organisé par la France.
Une quarantaine de chefs d’Etat africains ont été invités à ce sommet, prévu les 6 et 7 décembre à Paris. Il s’agit entre autres de discuter de la création d’une force africaine capable d’intervenir en cas de crise ou conflit sur le continent. 
Fait marquant avant l’ouverture même de ces travaux : Jacob Zuma, président sud  africain, qui décline l’invitation. Il sera représenté par sa ministre des Affaires étrangères. Le président Zuma avait pourtant annoncé sa participation à cette rencontre lors de la visite du président français, François Hollande en Afrique du Sud, en octobre dernier. Les deux présidents s’étaient accordés sur la nécessité d’une force africaine capable d’intervenir en cas de crise sur le continent. Et le président Zuma avait même évoqué la possibilité d’une coopération entre les deux pays.  Un camouflet pour Paris, disent certains analystes. L’Afrique du Sud est un acteur diplomatique et militaire de poids sur le continent africain. Elle compte 700 militaires au Soudan et surtout près de 2.000 militaires dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Il n’empêche que le nouveau modèle de partenariat économique entre l’Afrique et la France, tel que défendu par le président Hollande, déjà du temps où il était candidat à l’Elysée, sera discuté. Ce mercredi 4 décembre, s’ouvre au ministère français de l’Economie et des Finances à Bercy la conférence économique de ce sommet. Plus de 600 participants y sont attendus dont une délégation de représentants d’entreprises marocaines conduites par la présidente de la CGEM, Miriem Bensalah. Plus de 250 représentants d’entreprises françaises, essentiellement des PME, et des dirigeants d’institutions financières internationales et de banques de développement y prennent part. Au menu de cette journée 4 panels:  Sur le papier, l’on ne trouve rien à redire. Mais sur le terrain, la lisibilité n’est pas toujours nette. Les ambitions des uns et des autres faussent les règles de bienséance. Les nouveaux venus dans l’arène africaine, notamment la Chine, et dans une moindre mesure des puissances intermédiaires comme l’Afrique du Sud ou le Maroc (1er et 2e pays investisseur africain sur le continent) ne sont pas en odeur de sainteté dans la cellule africaine de l’Elysée. C’est cette double facette, pas forcément affichée, qui risque de nuire à tout le travail politique de codéveloppement triangulaire sur le continent que la France officielle et le Maroc ambitionnent de mettre en place.

B. T.

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