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Culture

Le chanteur Malek, l’ange de poésie et de musique
Par Rida Lamrini, écrivain

Par L'Economiste | Edition N°:1752 Le 21/04/2004 | Partager

La salle est peu spacieuse, conviviale, propice à la communion entre intimes venus partager un secret plaisir. J’attends pourtant le début du concert avec une légère appréhension. Le charme opérera-t-il comme la dernière fois à Tanger? C’était fort, émouvant, fabuleux! Est-il possible de revivre les mêmes sensations! Probablement qu’à Tanger, il y avait une mystérieuse alchimie dont il est improbable que les conditions soient réunies ce soir-là à l’Institut français de Casablanca, à quelques mois d’intervalle.Les lumières s’éteignent. Un spot blanc s’immobilise sur le rideau rouge encore fermé. Les premières notes d’une guitare montent d’un monde de sons cristallins. Une voix chaude, chargée d’une douce émotion, s’empare des sens de l’audience:Il ne reste plus rien Que des regrets à vendreEt le mot de la finQui renaît de ses cendresIl ne reste plus rienQu’une chanson casséeQui jette son refrainAux larmes du passéIl ne reste plus rienQu’un écho qui insisteQui devrait être loinMais signe et puis persiste.Reprends ta vieEt vends la mienneAux marchands de hasardLe rideau s’ouvre. Le visage rayonne de la quiétude du chantre. Les yeux mi-fermés invitent au retour sur soi, à la communion. Les mots se succèdent, flottent un instant dans la salle, portés par une musique aux sonorités simples, étrangement envoûtantes. Le charme opère à nouveau, comme à Tanger. Les paroles magiques s’infiltrent au plus intime de soi, s’emparent du cerveau, agitent les tripes, libèrent les larmes de bonheur. On s’abandonne sans résister à la magie du moment, spontanément, immédiatement. Et pourquoi résister! Sous le charme, on veut rester. A jamais. On appréhende le moment où il se romprait. Le sortilège est tel qu’on ne songe plus à revenir au monde du réel.Toi tu nous viens d’ailleursEt l’ailleurs te va bienÇa nous va et d’ailleursC’est toi et c’est très bienTu viens pas d’un paysD’une langue d’une loiDe là-bas ou d’iciNi rien de tout celaEncore moins d’un rivageD’un atoll ou d’un boisPas même d’un paysageTu viens du fond de toiLa beauté des mots et la pureté des sonorités entraînent dans un univers où l’on communique par d’imperceptibles vibrations dans un véritable hymne à l’espoir:Je sais que ta vie couleComme une plaie ouverteJe sais que tout s’écrouleEt que t’as dit  «j’arrête»Je sais que l’innocenceT’as quitté en cheminQue t’es sûr que la chanceÇa n’est pas ton destinMais je voudrais que tu sachesQue les jours de tempêteLes oiseaux sont couchésEn attendant la fêteDu soleil retrouvéCar le vent de l’espoir finira par soufflerEt tu verras qu’un soirTu pourras t’envoler Où tu voudrasChez Malek, l’amour jaillit de chaque vers, filtre de chaque couplet. Il chante avec ses fibres, avec la sincérité de ceux qui abritent un trop plein de tendresse:C’est pour toi que j’écrisC’est pour toi que je chanteLe moindre de mes crisPrend naissance à ton ventreJe suis fait comme toiDe doutes et de souriresD’espérance et de foiDe blessures à venirChaque seconde de ma vieDu bout du monde à l’infiniDe chaque larme à chaque joieA perdre l’âme je pense à toiMots et musique, telles des vagues sous-marines, émanent de ce garçon qui s’est emparé du cœur et de l’esprit de l’assistance. Celle-ci s’est abandonnée entre ses mains de peintre aux pinceaux multicolores qui lui dessinent des tableaux aux couleurs rythmées par l’amour et l’espoir:Même si quelques foisL’espoir me fait la gueuleQue je compte sur mes doigtsCombien de jours tout seulMême si c’est aux mursQue je parle d’amourMême si des fois je suis sûrQu’espérer n’a plus coursMoi, j’attendraiQue le jour se lèveEt je prendraiLe premier rêveMoi, j’attendraiQue le matinOffre une cléA mon destinEn ces temps incertains, où il fait mal partout; En ces temps de grisaille, où la beauté s’est réfugiée loin de nous; En ces temps sans âmes, où l’amour et l’espoir ne sont plus chantés que par quelques fous; Avec ses poèmes et ses chansons, Malek nous emmène dans l’univers d’innocence que nous avons abandonné, il y a des lustres, à jamais.Merci Marie-Louise Belarbi, la maman de Malek, de nous avoir donné cet ange de poésie et de musique.

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