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Développement de l’Oriental: Les pistes de l’Istiqlal

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5985 Le 08/04/2021 | Partager
Un modèle alternatif résilient créateur de richesse et générateur d’équité territoriale
Réorganisation des provinces de la région en trois corridors
Créer d’abord de la richesse pour la distribuer
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Pour l’Alliance des économistes Istiqlaliens, l’avenir de l’Oriental ne se prévoit pas, il se construit moyennant un nouveau modèle de croissance (Ph. A.K)

L’Alliance des économistes de l’Istiqlal entame son périple de diagnostic de développement régional à partir de l’Oriental. Chaque région est appelée à préparer son propre plan de développement pour constituer le prochain programme électoral régional. Une opportunité pour aborder les hommes d’affaires et entrepreneurs et s’inspirer de leurs attentes en matière de développement.

Cela permettra également aux cadres du parti de proposer une feuille de route spécifique pour chaque province dans un cadre qui transforme la région en entité diversifiée mais complémentaire. «Ce plan d’action régional est indispensable pour éviter l’émiettement des budgets et la redondance des projets qui plombent la croissance au lieu de l’impulser. Les projets à caractère régional ne peuvent aboutir que s’ils prennent en considération la cohésion convoitée des territoires», soulignent les économistes Istiqlaliens de l’Oriental.

Intervenant lors de cette rencontre, organisée dimanche dernier, Khalid Sbiae, vice président au Conseil régional de l’Oriental a dressé un bilan du PDR de l’Oriental et a expliqué que les contraintes financières obligent les régions à faire des choix qui réduisent les champs d’intervention. Ce qui limite leur contribution en matière de promotion de l’investissement et de croissance économique. D’où la nécessité d’enrichir les modèles de croissance proposés.

De son côté Omar Hjira, président de la commune d’Oujda, a précisé qu’il est temps pour les partis politiques de rentrer en compétition électorale via des programmes de croissance au lieu de se limiter à des discours qui flattent les sentiments.

Quant à Soufiane Bouchakour, membre de la commission chargée de réaliser le programme électoral de l’Oriental; il a détaillé la déclinaison régionale de son parti en proposant un modèle alternatif résilient créateur de richesse et générateur d’équité territoriale.

A partir d’un constat qui n’est pas élogieux: faible attractivité régionale, désenclavement, taux élevé de chômage, faiblesse du tissu économique, disparité territoriale flagrante entre les territoires du nord et ceux du sud, il a plaidé pour une action volontariste de l’Etat avec discrimination fiscale positive de l’Oriental. Ce qui nécessite des mesures de compensation via un régime fiscal adapté et spécifique permettant aux investisseurs de compenser le coût de transport et d’éloignement. L’Etat en tant qu’aménageur du territoire doit veiller sur la répartition équilibrée des investissements qui constituent un levier pour les investissements privés.

Propositions

Pour le comité de préparation de ce plan d’action régional, l’Oriental a plus besoin d’un modèle de croissance que d’un modèle de développement car il faut d’abord créer de la richesse avant de la distribuer pour atteindre le développement. La vision qui porte ce modèle s’articule autour de trois objectifs. Le premier concerne la lutte contre les disparités, le second veille sur l’équité territoriale alors que le troisième concerne la promotion économique via un nouveau modèle de croissance. Ce dernier propose une réorganisation des espaces avec organisation de la région en corridor. Un premier corridor reliant Oujda à Casablanca dédié à l’intelligence artificielle et la logistique. Un second reliant Nador à Tanger sera multifonctionnel avec concentration sur les métiers de mer et le tourisme. Quant au troisième corridor, allant de Nador à Figuig, il focalisera sur l’agroalimentaire, l’économie verte et l’industrie culturelle.

De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

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