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Economie

Lits de réanimation, accélération industrielle, emplois… Elalamy fait le point

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5882 Le 11/11/2020 | Partager
Les entreprises marocaines en mesure de produire 1.000 respirateurs par semaine
93% de l’emploi dans le secteur industriel récupérés
Miser sur la qualité pour éviter les relocalisations

Le passage du ministre de l’Industrie et du commerce lors de la séance des questions orales est très attendu par les parlementaires. Et pour cause, Moulay Hafid Elalamy y apporte chaque fois une mine d’information et des éléments de réponse qui redonnent confiance dans le tissu productif marocain. Cette fois-ci, il n’a pas dérogé à la règle lundi dernier.

En effet, sur les masques qui continuent de susciter des interrogations parmi les députés, il a d’emblée mis les points sur les «i». Ainsi, les experts de l’armée française qui ont examiné les masques marocains les ont jugés d’une qualité supérieure et leur ont accordés la certification. Au Maroc, Imanor, norme du ministère de l’Industrie, l’avait déjà fait.

Par ailleurs, le gouvernement a décidé de les subventionner à hauteur de 0,50 DH, avant de passer à  0,25 DH par la suite. Le but est de les mettre à la portée de toute la population. Dans ce projet, le ministre avait décidé d’accompagner des usines de textile pour qu’elles transforment leurs lignes de production pour fabriquer des masques.

Au final, ce sont 60 usines qui ont travaillé dans ce créneau et produit 16 millions de masques par jour. Au total, de mars à aujourd’hui, le Maroc a fabriqué 340 millions de masques. Le ministre s’est dit disposé à recevoir les propositions des élus de la nation et de prendre en compte d’éventuels constats de violations dans ce domaine.

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Pour garder les investisseurs, il est impératif que la compétitivité du Maroc se positionne à un niveau supérieur, estime  Moulay Hafid Elalamy «Il ne s’agit pas d’aller mendier auprès des entreprises pour qu’elles investissent au Maroc. Elles y viendront pour la qualité» (Ph. L'Economiste)

■ Quid des respirateurs et des lits de réanimation: Moulay Hafid Elalamy a travaillé avec des jeunes et le département de l’aéronautique pour pouvoir accompagner le ministère de la Santé dans cette épreuve de la pandémie. Des lits de réanimation et des respirateurs ont été fabriqués et présentés à Khalid Ait Taleb qui avait montré au début son enthousiasme il y a plusieurs mois. Pour l’heure, ces produits suivent la procédure jugée très longue, a concédé le ministre, qui espère que le dossier soit débloqué lors des prochaines semaines pour que les respirateurs soient sur le marché. En tout cas, les demandes pour les acheter du Maroc affluent de l’étranger. 500 respirateurs sont d’ores et déjà prêts. Les entreprises sont en mesure de produire 1.000 par semaine. Elles attendent cette fameuse certification qui n’arrive pas.

■ La relocalisation n’est pas à l’ordre du jour pour l’automobile: Les pays avec qui le Maroc travaille veulent ramener leurs usines sur leur territoire. Pour les garder, il est impératif que la compétitivité du Maroc se positionne à un niveau supérieur. Dans le secteur automobile, deux pays étaient classés devant le Maroc. Il s’agit de la Chine et de l’Inde. Depuis quelques jours, la situation a changé: la compétitivité du royaume est parmi les meilleures dans le monde. «Dans le domaine automobile, notre qualité est meilleure que celles de ces deux géants. J’assume ce que je dis d’autant que je ne l’invente pas. Ce sont ceux qui construisent les voitures qui l’affirment», a noté le ministre. Il y a deux semaines, une expérience a été tentée avec la fabrication d’une portière. Le dossier a été monté avec PSA et les résultats ont suivi. C’est donc ce label qui protégera l’industrie locale et les postes d’emploi, a-t-il indiqué. «Il ne s’agit pas d’aller mendier auprès des entreprises pour qu’elles investissent au Maroc. Elles y viendront pour la qualité».

■ Valeur ajoutée: Aux députés qui prétendent que les stratégies sectorielles ne donnent pas leurs fruits, le ministre avance ses arguments: «Votre critique est un point de vue. Moi, je présente les chiffres. Pour les 500.000 emplois, il faut interroger la CNSS s’ils sont réels ou relèvent du rêve», a-t-il martelé. Au début, le HCP n’était pas d’accord avec ces statistiques, maintenant oui, pour la simple raison qu’il a suivi le dossier avec la CNSS, a-t-il ajouté. En outre, lorsque le Maroc exporte 80 milliards de DH de voitures, 60% relèvent du produit local. C'est-à-dire que le secteur laisse au Maroc plus de valeur ajoutée que l’OCP, dit-il. Pour lui, «même lorsque nous arrivons à 200 milliards de DH, je vous dirai que cela ne suffit pas, car le Maroc mérite mieux». Aujourd’hui, le ministère travaille sur des stratégies pour pouvoir générer 200 ou 250 milliards de DH. «C’est le prochain gouvernement qui mettra en pratique tout cela. Nous lui préparons les dossiers», s’est-il exclamé.
En tout cas, l’accélération industrielle a donné ses fruits. La pandémie a fourni au Maroc une opportunité de revoir cette stratégie. En matière d’accélération industrielle, le pays affiche 54 écosystèmes et 14 secteurs. Pour Elalamy, le secret vient de la continuité et la visibilité. Depuis 20 ans, la ligne de conduite est claire, sans divergence entre un gouvernement et un autre. C’est ce qui a donné des résultats.

■ L’emploi reprend des couleurs: Pour le ministre, les derniers chiffres sont parlants. En effet, le Maroc a pu récupérer 93% de l’emploi dans le secteur industriel, 100% dans la pharmacie, 97% dans l’automobile. La même tendance est visible dans l’offshoring avec 96%, l’électronique-électricité (95%) et la chimie-parachimie (94%). Le textile et cuir a pu rattraper 92%. Toutefois, ce secteur commence à connaître un nouveau problème à cause de la deuxième vague de la pandémie en Europe. En effet, plusieurs clients commencent à fermer. Par ailleurs, il fallait créer 500.000 emplois avant la fin de 2020. En 2019, cet objectif a été dépassé pour s’établir à 505.000 postes d’emploi.

M.C.

 

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