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Economie

Détroit: Une zone franche pour Algésiras

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5882 Le 11/11/2020 | Partager
13 ha pour le premier projet espagnol du genre dans la région
Commerce et logistique parmi les secteurs visés
Les commerçants de Sebta, premiers bénéficiaires

Le plus grand port espagnol, Algésiras, disposera sous peu de sa propre zone franche. Il s’agit de l’enceinte fiscale de la Baie d’Algésiras située dans la commune de «Los Barrios», à quelques kilomètres au nord de l’enceinte portuaire. Elle est intégrée dans le cadre de la structure Zone franche de Cadix, du nom de la province la plus au sud de l’Espagne.

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La Zone franche d’Algésiras permettra de doter le port d’un avantage non négligeable pour attirer de nouveaux opérateurs (Ph. Adam)

Le projet, en cours d’aménagement s’étend sur 13 hectares adossés au port espagnol. La commercialisation des terrains a commencé dès le mois dernier. Les travaux pour son entrée en service sont bien avancés avec la délimitation de son périmètre et la mise en place d’un service de surveillance, à l’instar de ce genre particulier d’installations.

L’étendue peut paraître réduite par rapport au tissu de zones franches réalisées de l’autre côté du Détroit, au nord du Maroc, mais selon les responsables du projet, l’objectif n’est pas d’attirer de grands investissements, du moins pour le moment, mais plutôt de travailler dans la logistique et le commerce.

La zone apportera, selon les responsables du projet, un plus pour le port espagnol en offrant des conditions attractives pour l’installation de nouveaux opérateurs et ajouter de nouveaux services pour les actuels. Le détroit représentant un cadre stratégique avec ses connexions maritimes mondiales.

Le projet avait été annoncé en novembre 2018, lors d’une décision prise en conseil des ministres espagnol. Mais il a connu une nette accélération à partir de 2019. En effet, les crises et les tensions au niveau de la frontière de Sebta ont probablement activé sa mise en route.

Les blocages à répétition au niveau de la frontière et l’arrêt total du trafic informel à travers Bab Sebta depuis le début de l’année ont donné de forts arguments aux promoteurs du projet afin d’accélérer la cadence et de sortir de terre cette zone franche.

Les opérateurs du commerce informel basés à Sebta, seront, sans nul doute, les principaux bénéficiaires de cette zone franche et ses premiers clients. De là, ils pourront exporter de manière légale leurs produits vers le Maroc à travers les ports d’Algésiras et de Tanger Med et alimenter les marchés marocains avec les crèmes à tartiner, shampoings et autres produits traditionnellement issus de la «contrebande».

La zone franche permettra, en outre, aux opérateurs espagnols d’importer, de retravailler divers types de produits pour les réexporter de nouveau vers des marchés non inclus dans le cadre du traité de l’Union européenne comme ce sera le cas prochainement du Royaume-Uni avec le Brexit.

Et de 8 pour l’Espagne

Avec la Zone franche de Cadix et son enceinte d’Algésiras, l’Espagne entame sa huitième installation du genre après celles de Santander, Barcelona, Vigo, Cadix, Tenerife, Las Palmas de Gran Canaria et Séville. La plupart sont situées à proximité de grands sites de construction automobile ou de grands équipementiers comme celle de Barcelone.
Le sud avec Algésiras, son plus grand port, étaient jusque là absents. Selon certains observateurs, cela était dû à la volonté de ne pas concurrencer Sebta et Melilia, zones franches de fait avec une fiscalité très avantageuse. Avec l’instabilité que connaissent depuis plusieurs années ces passages frontaliers, la nécessité d’en installer une de plus a fini par s’imposer.

Ali ABJIOU

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