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Economie

Les promoteurs immobiliers plaident leur cause

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5847 Le 21/09/2020 | Partager
Les mesures de la FNPI pour relancer la demande et le secteur
Pas de reprise avant 5 ans!
Les prix ne devraient pas baisser

Les professionnels de l’immobilier estiment à pas moins de 5 ans le temps nécessaire pour relancer le secteur. Le marché qui accuse une baisse de 65% des ventes, selon la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI), peut, toutefois, repartir assez rapidement.

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Le marché qui accuse une baisse de 65% des ventes, selon la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI), peut, toutefois, repartir assez rapidement (Ph. L’Economiste)

«Il peut même être un catalyseur de la relance économique», soutient Taoufik Kamil, président de la FNPI lors d’un point de presse organisé vendredi dernier. L’occasion pour la Fédération de proposer son plan pour «un redémarrage rapide» du secteur. Les promoteurs immobiliers préconisent d’agir sur trois aspects. D’abord la réglementation.

«Nous demandons une mise à jour et une refonte de certains textes de loi qui freinent la bonne marche du secteur», souligne le président. Il insiste sur la loi 25-90 relative aux lotissements, groupes d’habitations et morcellements en vigueur depuis le 17 juin 1992. «Certaines dispositions ne sont plus adaptées à la situation actuelle du secteur de l’immobilier dont notamment l’article 11 relatif à la durée de validité de l’autorisation de lotir», précise, de son côté, Mustapha Allali, vice-président de la Fédération.

Les promoteurs évoquent également la refonte de la loi 66-12 du 25 août 2016 relative au contrôle et à la répression des infractions en matière de construction et d’urbanisme. Ils estiment qu’elle «renforce le caractère coercitif des sanctions pécuniaires, voire privatives de liberté et donc en déphasage avec la réalité du terrain». La FNPI milite aussi pour la mise à jour de la loi 107-12 sur la vente d’immeuble en l’état futur d’achèvement (VEFA) dans un sens qui «renforce encore plus les droits des acquéreurs».

Le second levier qu’il faudrait activer pour relancer le marché aux yeux des promoteurs est de réduire la pression administrative pour la réalisation des projets immobiliers. «Le délai administratif pour l’investissement immobilier est excessivement long puisqu’il dépasse les 440 jours (ndlr: 14,6 mois)», indique Rachid Khayatey, vice-président de la FNPI. D’où la demande des promoteurs à le réduire à 4 mois (117 jours). Cela passera par la simplification, l’accélération et la facilitation des procédures de délivrance des autorisations et des phases de réception (permis d’habiter, certificat de conformité…). «Il faudra aussi améliorer les différentes plateformes digitales comme Rokhas.ma destinées initialement à assouplir le circuit des autorisations mais qui ne donnent pas satisfaction à ce jour sur le terrain», recommande la FNPI.

Le dernier volet qui est le plus important pour les membres de la FNPI est l’accès au financement. Pour Driss Nokta, vice-président de la Fédération, «la clé de la relance est d’encourager l’acquéreur». D’où l’importance d’agir sur les taux d’intérêt bancaire acquéreur. La Fédération demande aux banques de répercuter les deux baisses successives du taux directeur sur les taux de crédit immobilier à l’habitat. Ils estiment que 3% serait idéal pour stimuler la demande. «L’Etat pourrait aussi prendre en charge une partie du taux pour certaines catégories de clients», affirme Kamil. Parallèlement, les promoteurs relèvent que les banques resserrent les vis en matière d’octroi de crédit et les appellent à «faciliter les procédures en allégeant les conditions d’accès et en réduisant le délai de traitement des dossiers».

Quant aux marges pratiquées, les promoteurs se lèvent d’une même voix pour démystifier leurs gains. Aujourd’hui, ils parlent d’une marge de 8% par projet dans le logement social. McKinsey avait, pour rappel, conclu dans une étude sur les marges, réalisée en 2009, autour de 15 à 20% sur ce même segment (cf. L’Economiste fu 25 novembre 2009).

De là découle la question de la baisse des prix dans un contexte de faible demande et de hausse des stocks de produits finis. «Les prix sont déjà à leur plus bas niveau, et ce avant même l’avènement de la pandémie du Covid», affirme Allali qui confirme que la politique des prix dépend de la loi de l’offre et de la demande. Il estime que pour baisser les prix, il faudra agir sur de nombreux paramètres parmi lesquels le foncier, les régies, la conservation foncière… pour faire baisser le prix de revient.

                                                                             

Préserver le logement social

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Les avantages fiscaux liés aux logements sociaux arrivent à échéance cette année. La FNPI demande leur prorogation. A défaut, les promoteurs ne pourront plus proposer ses logements au prix de 250.000 DH dans un contexte d’augmentation des intrants par rapport à 2010, année de l’entrée en vigueur du dispositif fiscal pour le développement des logements sociaux.

Les chiffre-clés du secteur

  • 6,8% du PIB national
  • Plus de 1 million d’emplois cumulés, soit 10% de la population active
  • 107,3 milliards de DH de valeur ajoutée
  • 27% des recettes de la TVA
  • 260 milliards de DH de crédits bancaires octroyés sur un total de 850 milliards de DH, soit
  • 30% du total des encours bancaires

(Source: FNPI)

Moulay Ahmed BELGHITI         

 

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