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Economie

Pourquoi la pandémie s’envole à Tanger

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5812 Le 27/07/2020 | Partager
Les contaminations ont quintuplé en quelques semaines
L’accélération du dépistage, expliquent les autorités locales

La situation semble échapper à tout contrôle à Tanger. Le nombre de cas positifs a de nouveau atteint un record samedi 25 juillet avec 427 cas, soit le double du nombre enregistré la veille. En trois jours, la ville a enregistré 736 cas. 
Cette envolée brusque des cas est expliquée, selon les autorités par l’augmentation de tests réalisés à Tanger. Leur cadence avait atteint il y a quelques semaines 4.500 tests quotidiens dans 3 laboratoires publics auxquels s’est joint un quatrième privé à Tétouan.
Le rythme de dépistage avait accéléré depuis fin avril dans le but d’accompagner le redémarrage du secteur industriel. Les entreprises avaient mis le paquet, accompagnées par les autorités afin de relancer la production en toute sécurité tout en observant le protocole de prévention. Plusieurs dizaines de cas par jour étaient diagnostiqués mais la situation semblait sous contrôle avant de déborder lors des dernières semaines à l’entrée de la saison d’été. 
Le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, avait expliqué cette aggravation des cas par le fait que Tanger est en train de connaître une situation épidémiologique propre avec un pic en retard par rapport au reste du pays. D’autres villes seraient dans la même situation comme Fès ou encore Berrechid qui semble prendre la même direction avec une multiplication des cas. Un autre indicateur qui commence à inquiéter: Le nombre de décès, 12 en trois jours. Il s’agit d’une énigme qui a accompagné la ville tout au long de cette pandémie et à laquelle personne n’a su apporter de réponse. Des rumeurs faisaient même état de la mutation de l’élément pathogène, donnant naissance à un virus particulier pour Tanger, une affirmation rapidement balayée par les responsables de la santé.
A rappeler que dès le 13 juillet, les autorités avaient annoncé le confinement total de plusieurs quartiers peuplées de Bni Makada avec une restriction des déplacements. 
Le 22 juillet, craignant une poussée des contaminations, les autorités de la ville montent d’un cran et décident de suspendre les autorisations de déplacement professionnelles et demandent aux entreprises d’en limiter la délivrance. Un contrôle plus strict des autorisations de déplacement exceptionnelles est mis en place dans la perspective des déplacements à la veille de l’Aid.

Le service de santé des FAR en soutien

Une équipe médicale des FAR est arrivée la semaine dernière dans la ville de Tanger. Composée de 48 médecins et infirmiers spécialisés en réanimation, épidémiologie et virologie, elle a pris ses quartiers dans une aile dédiée aux malades du Covid en état critique installée dans la clinique de la CNSS. Y ont déjà pris place 17 lits équipés avec des équipements de réanimation et de respiration artificielle pour les cas sévères portant au total la capacité de réanimation à 20 lits.Cette unité devra apporter un coup de main à l’hôpital Mohammed VI, débordé par le nombre de cas enregistrés dernièrement dans la ville.

Ali ABJIOU

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