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Economie

Assurance automobile: Fin du moratoire

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5751 Le 29/04/2020 | Partager
Les primes décalées exigibles au plus tard le 30 avril
Le renouvellement des contrats soumis au contrôle
Le secteur connaît un «effondrement» des encaissements

Les assurés qui ne se sont pas encore acquittés de la prime automobile devraient s’y mettre rapidement. Il s’agit des contrats arrivés à échéance entre le 20 mars et le 30 avril et pour lesquels une mesure exceptionnelle avait été décidée par le secteur. Le versement de la prime a été décalé au 30 avril maximum, un délai jugé «exceptionnellement large» et pour permettre aux assurés de respecter le confinement.

La fédération des assurances rappelle la fin du moratoire accordé et invite les assurés à régulariser leur situation. Ils doivent s’acquitter de la prime due à compter de la date d’expiration du contrat.  Ceux qui vont choisir de passer chez un autre assureur sans honorer leur engagement risquent d’avoir des surprises. «La profession a mis en place un système de contrôle qui permettra de détecter les irrégularités», prévient Bachir Baddou, directeur de la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance.

Pour cela, le secteur compte s’appuyer le fichier central qui regroupe l’ensemble des contrats d’assurance automobile. Cette base de données contient l’intégralité des informations concernant les assurés et leurs véhicules. Chaque souscription ou renouvellement doit impérativement faire l’objet d’une consultation du fichier central. Ce qui permet de dégager le coefficient de réduction-majoration (bonus/malus) pour calculer la prime nette. Et aujourd’hui de faire le point sur la situation des assurés.

Avant le renouvellement du contrat, l’assuré devra d’abord régulariser sa situation sinon il risque d’essuyer un refus. Et ce, même si le code des assurances sanctionne le refus d’assurance. «Nous sommes dans une situation exceptionnelle. Même si le moratoire n’est pas prévu par la loi, le secteur l’a accordé mais il faut bien que les assurés versent les primes dues», soutient un opérateur.

Confronté à une baisse importante du marché boursier qui impacte son portefeuille placement, le secteur est confronté aussi à l’effondrement des encaissements. «Même les opérateurs qui sont dans une bonne situation ne paient pas. Nous gérons avec les intermédiaires. Il faut que le secteur reste solide», avertit Baddou.

Pas de réduction de primes

Le secteur des assurances n’a certes pas réduit le niveau des primes (en particulier automobile) comme c’est le cas dans certains pays mais a opté pour une aide à travers une contribution financière au profit du fonds de solidarité dédié à la gestion de la pandémie Covid-19.  Il a également mis en place des mécanismes de financement des intermédiaires et des agents généraux. Les compagnies ont aussi apporté un soutien financier aux auto-entrepreneurs. Ces derniers peuvent bénéficier auprès des banques de crédits sur trois ans pouvant atteindre 15.000 DH dont les intérêts sont pris en charge par le secteur de l’assurance. Un montant de 100 millions de dirhams sera injecté au mécanisme de garantie mis en place par l’Etat, à travers la Caisse centrale de garantie.

Khadija MASMOUDI

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