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    Economie

    Tarifs bancaires: Le diable est dans les détails

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5616 Le 17/10/2019 | Partager
    La hausse s’est limitée à 0,6% en 2018 après 6,7% en moyenne les deux années précédentes
    Les banques multiplient les services payants
    Les clients s’orientent de plus en plus vers les offres packagées
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    Après leur flambée en 2016 et 2017, essentiellement en raison des ajustements des prix des packages, les tarifs bancaires ont limité leur hausse à 0,6% en 2018. Cette fluctuation masque un renchérissement de 7,8% des commissions adossées aux cartes bancaires et un recul de 1,1% des frais de tenue de compte

    Contrairement à la marge d’intérêts, la croissance des commissions reste très dynamique dans les revenus des banques. Avec un taux de bancarisation  aux alentours de 40%, leurs efforts pour conquérir de nouveaux clients paient. Le développement de l’offre, l’amélioration de l’équipement des clients et la bancassurance soutiennent aussi le dynamisme des commissions.

    Ce sur quoi les banques s’étalent moins, ce sont les tarifs qui ont significativement augmenté ces dernières années, surtout en 2016 et 2017. Les prix se sont renchéris de 6,7% en moyenne sur ces deux années. A l’origine de ces fluctuations brutales, très décalées de l’inflation, il y a les ajustements tarifaires opérés sur les packages.

    Pondérés à 36,4% dans le panier de l’Indice des prix des services bancaires (IPSB), les prix de cette rubrique ont flambé de 32% en 2016 puis 17% en 2017. Les autres principales composantes du panier de l’IPSB notamment les frais de tenue de compte et ceux des cartes bancaires ont baissé ou sont resté stables. Ces trois rubriques pèsent 82% du panier de l’IPSB.

    Les modifications introduites dans la grille tarifaire des grandes banques ont plus d’effet sur l’indice que les changements qui interviennent chez les établissements dont la part de marché est plus faible. L’envolée des tarifs bancaires s’est estompée en 2018 avec une hausse contenue à 0,6%. Les prix des packages ont diminué de 0,3% alors que les frais de tenue de compte ont baissé de 1,1%. En revanche, les commissions sur carte bancaire se sont renchéries de 7,8%.  

    La structure du panier de l’IPSB montre que les clients privilégient de plus en plus les packages d’où le renforcement de cette rubrique dans le panier de l’IPSB. Sa pondération est passée de 19,6% en 2011 au lancement de l’indice à 36,4% en 2018. Par contre, le poids des frais de tenue de compte a, lui, baissé de 15,7 points sur la même période à 31,7%.

    Sur certaines prestations, les nouvelles technologies tardent encore à délivrer toutes leurs promesses. Certaines banques continuent de facturer l’envoi d’un courrier juste pour communiquer le solde d’un compte ou pour annoncer au client que le virement de son salaire a été bien effectué alors que cette information peut être consultée en temps réel sur l’application mobile.

    Par ailleurs, la dématérialisation de certains services semble lente de même que l’instantanéité d’un certain nombre d’opérations. Dans la relation quotidienne, beaucoup de clients ne perçoivent pas encore les résultats des investissements colossaux qu’annoncent les banques.

    F.Fa

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