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    Economie

    Enseignement: Les Britanniques prospectent au Maroc

    Par Nadia DREF | Edition N°:5551 Le 08/07/2019 | Partager
    Des rencontres «B to B» organisées à Casablanca
    Présentation des résultats d’une étude sur l’enseignement international
    15.000 inscrits sur un total d’un million dans le privé
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    Une dizaine de représentants d’établissements de l’enseignement britannique se sont réunis avec des investisseurs marocains pour implanter des écoles adoptant le système éducatif anglais au Royaume. Pour l’heure, les négociations sont à leurs débuts. Aucun accord n’a été signé (Ph. BritCham)

    Les écoles britanniques viennent chercher les opportunités d’investissement au Maroc. Une dizaine de représentants d’établissements ont pris part à une mission centrée sur l'éducation du 1er au 4 juillet.  L'initiative est de la Chambre de commerce britannique pour le Maroc (BritCham), en partenariat avec l’ambassade de Grande-Bretagne ainsi que le DIT (Department for International Trade). 
    Près de 13 rencontres B to B ont eu lieu, actant le démarrage des négociations. Pour l’heure, aucun accord n’a été concrétisé.  Cette mission s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord maroco-britannique sur l’éducation, adopté le 28 mai 2018 à l’unanimité par la Chambre des représentants. Ce dernier a pour objectif de créer des opportunités de partenariat entre les écoles britanniques et les investisseurs marocains souhaitant adopter le modèle britannique. «L’expertise britannique en matière d’éducation peut s’avérer d’une grande utilité pour le Maroc. Elle apportera de l’innovation et la diversification aux programmes pédagogiques proposés à nos étudiants. Elle constituera également une porte d’accès à des opportunités inégalées permettant à ces derniers de poursuivre leurs études dans des universités britanniques et d'encourager les échanges universitaires entre les deux parties», a souligné  Ilham Bennis, directrice générale de la BritCham.

    Cette rencontre a été une occasion pour présenter les résultats d’une étude, réalisée par le cabinet britannique LEK Consulting sur l’enseignement international privé au Maroc. «Ce segment est actuellement petit mais il est en voie de croissance», précisent les experts. Cette cartographie a fait ressortir l’existence de 25 écoles privées internationales qui ont accueilli 15.000 inscrits au titre de l’année 2018-2019. Ces derniers sont repartis comme suit: 9.300 à Casablanca, 1.300 à Rabat et 4.300 dans d’autres villes en comparaison avec le nombre d’écoles privées bilingues avoisinant les 5.000 unités et absorbant près de 900.000 inscrits. Le nombre total des inscrits s’élèvent à 7 millions dont 6 millions dans le public et près de 1 million dans le privé. L’étude ne donne pas le nombre d’étudiants inscrits dans l’enseignement type mission. 
    Le coût des études diffère également. Dans le segment privé international, il se situe entre 40.000 et 250.000 DH/an/écolier ou étudiant. Ces tarifs varient de 25.000 à 60.000 DH dans les établissements privés bilingues. 
    L’étude relève également que l’enseignement administré dans les écoles privées internationales profite aux enfants des expatriés et des riches, âgés de 6 à 18 ans (du primaire au lycée). Ces opérateurs fournissent un enseignement international généralement dans la langue anglaise ou française.
     

    Rappel des termes de la convention 

    L’accord signé entre le Royaume et la Grande-Bretagne, en 2018, exclut les écoles à caractère religieux. Il stipule que l’école britannique au Maroc est considérée comme une institution d’enseignement scolaire (primaire et secondaire) qui offre un programme suivant le modèle de l’enseignement anglais. Ces établissements devront être reconnus à la fois par l’ambassade du Royaume-Uni à Rabat et le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale après avoir été accrédités par le ministère de l'Enseignement britannique. Cet accord couvre la création de toute nouvelle école ainsi que l’ouverture d'une filiale d'une école britannique établie dans le Royaume. La convention signée stipule que les attestations scolaires délivrées par les écoles britanniques et reconnues par le Centre national britannique chargé d'information sur la reconnaissance des aptitudes scolaires et des équivalences «GCSE» ou «A Level», doivent être reconnues par le Maroc conformément aux règlements en vigueur dans le Royaume. Pour ceux qui veulent investir dans une école marocaine en Grande-Bretagne, ils seront traités sur le même pied d’égalité que les investisseurs britanniques au Maroc, en respect des lois et procédures de chaque pays. 

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