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    Economie

    Economie du savoir: Comment réussir le virage des big data

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5551 Le 08/07/2019 | Partager
    Amzazi promet d’agir sur le profil des diplômés
    Najat Belkacem met en garde contre la «techno-fascination»

     

    La refonte du modèle de développement ne peut  ignorer les opportunités qu’offre l’économie du savoir. C’est ce qui ressort des différentes interventions lors de la dernière édition du Morocco Today Forum, organisé vendredi dernier à Casablanca. Au moment où la data est devenue une véritable source de richesses, la mise en place des fondamentaux de l’économie du savoir semble décisive pour éviter d’accentuer les inégalités. D’autant qu’il «n’y a pas de fatalité dans ce domaine, vu les capacités de rattrapage», comme l’a expliqué Mohamed Haitami, PDG du groupe Le Matin, organisateur de l’événement.
    Pour différents intervenants, l’innovation et la R&D sont les principaux moteurs de l’économie du savoir. D’où l’importance de «mettre l’accent sur le rôle de l’éducation et de la formation dans la maîtrise de cette économie, en vue de former des générations mieux préparées à cette transformation». Cela devra passer par la préparation des conditions pour changer les missions de l’école au regard des nouvelles exigences, mais également par le renforcement de la rationalité fondée sur la compétition, le mérite, l’innovation et les prises de risques.

    La mobilisation du capital humain est décisive. «L’enseignement est le meilleur investissement pour atteindre les objectifs de développement durable», rappelle Saaïd Amzazi, ministre de l’Education nationale. Intervenant lors de cette rencontre, il a dressé un bilan de l’évolution du système éducatif au Maroc depuis l’indépendance. Pour le ministre, l’arabisation de l’enseignement, faite dans la précipitation, a conduit à «la naissance d’une fracture sociale et linguistique». Aujourd’hui, il plaide pour une relance de l’ascenseur social via la réhabilitation de l’école publique. Pour réussir le virage de l’économie du savoir, le ministre  insiste sur la nécessité «d’agir sur le profil du diplômé». Celui-ci doit être compétitif, maîtrisant l’outil digital et doté d’un esprit d’adaptation. D’où l’importance, de la nouvelle architecture pédagogique, qui sera déployée dès la rentrée 2020. Cette refonte des outils d’enseignement s’inscrit dans la logique de «la nécessité de s’adapter aux changements des modes de travail», comme l’a souligné Najat Vallaud Belkacem, ex-ministre française de l’Education nationale. Pour l’actuelle DGA de l’institut Ipsos, «le Maroc effectue un saut résolu dans cette ère du savoir et de l’innovation technologique, tout en se demandant quel modèle de transformation sociétale doit accompagner cette ère pour lui permettre de creuser de nouvelles vulnérabilités». Elle a mis en garde contre les risques que présentent les évolutions rapides de la technologie. D’où l’importance de «préparer les anti-viraux pour éviter les risques de techno-fascination».

    Equilibre

    L’économie du savoir est une réelle fenêtre d’opportunités pour le développement du Maroc et de l’Afrique. C’est ce qui ressort des interventions lors des panels du Morocco Today Forum. Au-delà du digital, l’économie du savoir est également liée au renforcement de la production artistique et littéraire, au développement du soft power. Sa réussite passe également par le renforcement du tissu productif de l’économie conventionnelle, avec une industrie forte, à même de créer des emplois et de générer une croissance soutenue. Différentes interventions ont insisté sur l’importance de veiller à l’équilibre des deux leviers de développement, afin d’éviter de creuser davantage les inégalités. 

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