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    Economie

    Déficit budgétaire: BAM douche les espoirs de Benchaaboun

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5538 Le 19/06/2019 | Partager
    Hors privatisation, le trou du budget s'établirait à 4,1% du PIB
    L’accélération des remboursements TVA améliore l’image fidèle des comptes de l’Etat
    Le PIB non agricole croîtrait de 3,6% en 2019
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    Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib, s'inquiète de la progression des dépenses structurelles de l'Etat (Ph. Bziouat)

    Le taux directeur reste inchangé (2,25%). Les prévisions de la Banque centrale sur la croissance et les équilibres budgétaires sont également les mêmes avec cependant une attention sur les finances publiques. Le déficit budgétaire serait à 4,1% du PIB légèrement au-dessus de ce qu’escomptait le gouvernement (3,9%). Ce 0,2 point pourrait se retrouver dans la dette (supplémentaire) si les dépenses structurelles ne baissent pas de rythme.

    Le ministère des Finances essaie de se rapprocher autant faire se peut de l’image fidèle des comptes. C’est ainsi qu’il a été décidé d’en finir avec le pilotage du déficit par les arriérés de crédits de TVA aux entreprises. Les remboursements sont devenus plus diligents depuis le début de l’année: 5,1 milliards de DH à fin mai contre 2,6 milliards un an auparavant. 

    L’impact de l’accord signé avec les syndicats se fera sentir. Son coût global s’élève à 14,5 milliards de DH, dont 1,2 milliard consacré à l’augmentation des salaires et des allocations familiales. La masse salariale atteindrait 141 milliards de DH (dépenses retraite et prévoyance sociale incluse) en 2021, ce qui représente 38% du budget général de l’État!

    Le gouvernement compte s’appuyer sur les privatisations pour améliorer la situation du déficit budgétaire. Une recette de 10 milliards de DH est prévue dans la loi de finances et serait partagée à parts égales entre le budget général et le Fonds Hassan II pour le développement économique et social.

    Le processus vient de commencer avec Maroc Telecom, l’Etat a cédé 8% de sa participation. Il pourrait se poursuivre avec la cession des participations dans les deux nouvelles entreprises intégrées dans la liste des privatisables: Energie Electrique de Tahaddart détenue à hauteur de 48 % par l’Office national de l’eau et de l’électricité aux côtés Endesa Generación (32%) et Siemens Project Ventures (20%) ainsi que le célèbre hôtel la Mamounia de Marrakech, filiale de l’ONCF qui détient 65% de son capital. 

    Cette année la croissance du PIB ralentirait à 2,8% contre 3% en 2018.  En 2020, elle pourrait s’accélérer et remonter à 4%.

    Le tableau brossé par la Banque centrale au cours de son Conseil, hier mardi 18 juin, contient néanmoins quelques signaux positifs. La valeur ajoutée non agricole progresserait de 3,6% en 2019 contre 2,6% en 2018. Elle augmenterait de 3,9% en 2020.

    Pour sa part, la valeur ajoutée agricole reculerait de 3,8% sous l’impact de la production céréalière qui ne dépasserait pas 61 millions de quintaux. Sous l’hypothèse d’une récolte moyenne, elle devrait augmenter de 6% en 2020.

    La Banque centrale table sur une évolution de 0,6% de l’inflation avant son accélération à 1,2% l’année prochaine. Elle s’attend, par ailleurs, à l’allégement du déficit du compte courant: 4,5% du PIB en 2019 puis 3,1% en 2020 sous réserve de l’entrée de 2 milliards de DH en 2019 et de 1,8 milliard en 2020 de dons des pays du Conseil de Coopération du Golfe.

    La performance des exportations se maintiendrait à moyen terme et un rebond des ventes automobile est attendu avec l’entrée en production de l’usine PSA. En parallèle, les importations vont ralentir en raison de la baisse attendue de la facture énergétique et du rythme d’acquisition des biens d’équipement. Les recettes voyage et les transferts MRE devraient s’améliorer.

    Les recettes des IDE qui ont atteint 4,1% du PIB en 2018 devraient baisser à 3,4% du PIB en 2019. Les deux sorties du Trésor (prévues cette année et en 2020) à l’international devraient porter les réserves internationales à 239 milliards de DH à fin 2019 et à 234,5 milliards en 2020. Ce qui assurerait un peu plus de 5 mois d’importations de biens et services.

    Le crédit évolue toujours sur un rythme modéré. A fin avril, le crédit bancaire au secteur non financier a progressé de 3,3% contre 1,3% pour les entreprises privées. Il devrait terminer l’année sur une hausse de 3,5% avant d’augmenter à 4,3% à fin 2020 en phase avec l’amélioration prévue des activités non agricoles.

    Khadija MASMOUDI

     

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