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    Economie

    Prise en charge des soins médicaux: Les promesses de Doukkali

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5538 Le 19/06/2019 | Partager
    50% de contribution des ménages en 2019, objectif 25% à l’horizon 2025
    Généralisation de l’AMO, nouvelles sources fiscales, révision de la tarification... les ressources
    Ramed: 250 millions de DH/an pour des services externes de dialyse
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    Pour Anass Doukkali, ministre de la Santé, une meilleure affectation et optimisation des ressources pourrait améliorer nettement l’impact budgétaire sur la santé (Ph. L’Economiste)

     - L’Economiste: Le budget alloué au ministère de la Santé est en deçà des normes de l’OMS. Comment comptez-vous «renflouer vos caisses»?

    - Anass Doukkali: En effet, cela demeure insuffisant, mais le volume n’est pas le seul à revoir. Une meilleure affectation et optimisation des ressources améliorerait nettement l’impact budgétaire sur la santé. Cela dit, en attendant la réforme du système national de santé, plusieurs mesures seront prises afin de gagner en efficience. Nous allons recourir au partenariat public-privé dont la loi est en cours d’amendement pour plus de souplesse procédurale, et également aux OPCI qui viennent d’être lancés par le ministère des Finances. S’y ajouteront de nouvelles recettes fiscales en lien avec les recommandations des 3es Assises de la fiscalité: élargir l’assiette de la TVA et affecter le surplus généré aux secteurs sociaux. Cela permettra de renforcer le financement du secteur.
    Toutefois, le budget de 2019 a grimpé de 10,45% pour atteindre 16,3 milliards de DH, soit plus de 50% par rapport à 2011. Ceci a contribué à la prise en charge des bénéficiaires du Ramed dont le nombre avoisine actuellement les 12 millions.

    - Enseignement, santé,... Les citoyens croulent sous les dépenses. Comment comptez-vous alléger le fardeau des ménages qui contribuent à plus de 50% dans la prise en charge des soins?
    - Nous sommes conscients de cela. Aussi, le ministère de la Santé s’est-il fixé, dans son Plan santé 2025, l’objectif de réduire les dépenses directes des ménages à moins de 25% à l’horizon 2025, comme préconisé par l’OMS. Cela nécessite donc l’adoption de plusieurs mesures. Pour rappel, la dépense totale de santé au niveau du pays représente près de 6% du PIB. Celle-ci est financée à moitié par les dépenses directes des ménages. La contribution de l’Etat à travers les recettes fiscales représente le quart de ces dépenses et l’assurance maladie, quant à elle, finance environ 22% des dépenses de santé. Une évolution notable après la mise en place de l’AMO au profit de 34% de la population. La généralisation du Ramed a porté le taux de couverture médicale à 62% de la population marocaine.

    - Plus concrètement, de quelles mesures s’agit-il?  
    - La principale mesure reste la généralisation de la couverture médicale de base en intégrant les travailleurs non salariés dont le nombre est estimé à 11 millions de personnes. Il y a aussi la consolidation du financement du Ramed dont le projet de réforme est en phase finale d’élaboration ainsi que l’ouverture sur de nouvelles sources, notamment fiscales fléchées sur le budget santé. Sans oublier la révision des conventions nationales reliant les organismes de l’AMO et les prestataires de soins publics et privés ainsi que la tarification nationale de référence, ce qui va permettre d’alléger le reste à charge pour les assurés. Des négociations sont actuellement en bonne marche sous la supervision de l’ANAM.

    - Dans votre stratégie d’optimisation des dépenses, il est prévu d’acheter des services de santé auprès des prestataires externes. Enfin une lueur d’espoir pour les Ramedistes...
    - En vue de garantir la disponibilité des prestations de soins, le ministère de la Santé a développé le PPP pour l’achat auprès du privé des prestations non disponibles dans le secteur public au profit des Ramedistes (dialyse, consultations spécialisées, autres prestations de soins). Dans ce cadre, le ministère de la Santé mobilise un montant de 250 millions de DH par an pour prendre en charge les bénéficiaires du Ramed pour des séances de dialyse dans le secteur privé avec un objectif de réduire les délais d’attente des patients. A ce titre, il convient de souligner que le nombre pris en charge dans les centres de dialyse privés dépasse 3.200 malades alors que plus de 7.000 malades ramedistes sont pris en charge dans les structures hospitalières publiques.

    La télémédecine pour les régions enclavées 

    Le ministère de la Santé a lancé en partenariat avec la Société marocaine de télémédecine (SMT), associant plusieurs acteurs, un programme de télémédecine en faveur des zones rurales enclavées. Ce programme va permettre aux populations de bénéficier de prestations médicales assurées à distance et en temps réel par des médecins enseignants relevant de l’Université Mohammed VI des sciences de la santé de Casablanca. Ces praticiens sont spécialisés dans différentes disciplines médicales, entre autres, la pédiatrie, la gynécologie-obstétrique, la dermatologie, la pneumologie, la néphrologie et la médecine interne. Cette expérience qui a concerné 6 centres de santé pilotes va toucher, une fois généralisée, près de 1,3 million de personnes qui connaissent un enclavement sanitaire.

    Propos recueillis par N.E.A.

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