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    Economie

    Financement du Ramed: La copie à revoir!

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5538 Le 19/06/2019 | Partager
    Les mécanismes actuels n’assurent ni la pérennité du système ni sa bonne gouvernance
    Séparation entre le financement et la production des soins, un impératif
    Des centre de santé sans dotations, d'autres sans équipements ni ressources!

    La couverture sanitaire universelle (CSU) figure parmi les objectifs ambitieux du Plan santé 2025. L'assurance maladie obligatoire (AMO), 1er chantier lancé dans cette perspective, a été suivie par le Ramed contribuant ainsi à l’amélioration du taux de couverture sanitaire pour atteindre 62%.

    Toutefois, ces programmes sociaux, qui pâtissent aujourd'hui de sérieux dysfonctionnements en matière de gouvernance et de financement, offrent une prestation de soins très relative et sans qualité aux Ramedistes.

    «Le moyen d'améliorer les prestations du Ramed, c'est de sécuriser et garantir un financement pérenne, d'une part. De l'autre, il faudra veiller à mettre en place une gouvernance institutionnelle, une gestion de régulation qui privilégiera la séparation entre le financement et la production des soins», explique une source du ministère de la Santé.

    A défaut de prévoir, pour le moment, une rubrique dédiée au Ramed dans le cadre de la loi de finances, le budget du ministère de la Santé reste la source principale de financement des prestations.

    D'autres ressources existent aussi, la contribution des collectivités territoriales et celle de la population éligible au Ramed malgré sa faible participation. «Pour l'heure, la dotation de 2,7 milliards de DH réservée au Ramed relève encore du Fonds de solidarité sociale», explique Addi Bouarfa, parlementaire du PAM et SG du syndicat de la santé affilié à l’ODT. Ce dernier tient à souligner que les dotations mobilisées restent trop faibles pour répondre convenablement aux besoins de la population cible en matière de soins de santé.

    Une carence financière aggravée par des failles de gouvernance qui appauvrissent encore plus le système et privent des centaines de personnes de leur droit aux soins. «Certains établissements hospitaliers dans diverses zones n’ont reçu aucune dotation au titre du Ramed», souligne le syndicaliste.

    Le retard dans la mise en application de la loi sur l’extension de la couverture médicale aux travailleurs indépendants et aux non-salariés obstrue également les voies de progrès. Sur le plan construction des établissements hospitaliers et centres de santé, certes des efforts sont consentis, mais ils sont rapidement réduits à néant. Il leur manque le nécessaire vital: des équipements et des ressources humaines!

    Médicaments: La TVA m'a «tuer»!

    Depuis quelques années, le gouvernement s’est engagé dans une politique de baisse des prix des médicaments en vue de faciliter l’accès aux soins au public. Cette opération, encadrée par un décret publié fin 2013, a permis la baisse des prix de 2.563 médicaments depuis 2014 à ce jour. Durant la même période, il a été procédé à l’homologation des prix de 1.450 médicaments génériques et la fixation des prix de 363 princeps contre une hausse des prix touchant seulement 18 médicaments. «En dépit de ces efforts, les prix des médicaments restent encore trop chers par rapport aux pays de la région», selon le responsable syndical de l’ODT. A l'origine de cette cherté, explique-t-il, la TVA pratiquée à un taux trop élevé. «Dans la majorité des pays arabes, les prix des médicaments sont complètemment exonérés de la TVA», regrette Hamza Guedira, président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens. Ce taux est seulement de 2,5% en France par exemple contre 7% au Maroc, ajoute-t-il. 

    Noureddine EL AISSI

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