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    Entreprises

    Ecosystèmes IMM: Où sont les locomotives?

    Par Nadia DREF | Edition N°:5445 Le 04/02/2019 | Partager
    La frilosité des opérateurs exacerbe la fédération et le ministère de tutelle
    Ces derniers n’excluent pas de faire appel aux groupes internationaux
    Lancement d’un appel à manifestation d’intérêt pour accompagner les entreprises

    Faible développement des filières avales, carence de la culture de l’innovation et de l’export, balance commerciale déficitaire... Les industriels de la métallurgie et de la mécanique restent frileux malgré le lancement en 2016 des écosystèmes. Pour accélérer la montée en puissance du secteur, le ministère de l’Industrie et le bureau de la Fédération des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques (FIMME) prennent le taureau par les cornes.

    Le message adressé aux professionnels est clair. A défaut de l’émergence d’un champion national, il n’est pas exclu de faire appel à des groupes internationaux qui serviront de locomotives pour les 5 écosystèmes existants.

    «Notre but est de redynamiser le secteur. Il y a des entreprises actuellement qui sont en difficulté. Nous cherchons des locomotives pour les écosystèmes. Notre souhait le plus fort est que ces champions soient nationaux. Les opérateurs doivent se reconvertir pour monter en puissance en se basant sur l’innovation. A défaut, nous ferons appels à des investisseurs étrangers», tient à préciser Tarik Aitri, le nouveau président de la FIMME. Les locomotives sont tenues de présenter des projets au-delà de 50 millions de DH d’investissements.

    Pour donner une seconde chance aux industriels, la fédération a lancé le 31 janvier un appel à manifestation d’intérêt au profit des entreprises du secteur. Objectif: identifier les opérateurs souhaitant bénéficier des outils d’accompagnement prévus dans le cadre des contrats de performance. Et ce, quelque soit leur taille: grands groupes, PME ou encore TPE.

    «Certes, les écosystèmes ont été mis en place dans un contexte ultérieur. Toutefois, rien n’est gravé dans le marbre. Nous sommes preneurs de tous les projets quelque soit la taille quitte à créer un nouveau écosystème ou apporter les amendements nécessaires. Le but c’est de créer de l’emploi, de la valeur ajoutée et que les entreprises soient en forme», ajoute Tarik Aitri.

    Dans le cadre du contrat de performance signé le 2 mai 2016, l’Etat s’est engagé à déployer les leviers du Plan d’accélération industrielle (PAI) en faveur du secteur des IMM. Il s’agit de l’appui financier du Fonds de développement industriel et des investissements, à travers les projets de locomotives ainsi que les programmes de Maroc PME, notamment Imtiaz Croissance.

    De son côté, la FIMME s’est engagé, à l’horizon 2020, à créer 13.340 emplois, à atteindre 1,7 milliard de DH de valeur ajoutée additionnelle et à améliorer la balance commerciale de 2,3 milliards de DH. Les investissements attendus se chiffrent à près de 2 milliards de DH.
    Au total, cinq écosystèmes émergent démontrant le grand potentiel d’industrialisation. C’est le fruit de quatre ans de travail.

    L’écosystème «Travail des Métaux» concerne le cuivre et l’aluminium. Il couvre des activités comme la chaudronnerie, l’emboutissage ou encore l’estampage. Cet écosystème vise notamment à renforcer l’outil industriel et l’expertise technologique des PME, pour les accompagner vers de nouveaux marchés. Objectif : créer plus de 2.500 emplois, plus de 540 millions de valeur ajoutée et un chiffre d’affaires additionnel de 2 milliards de DH. Les investissements prévus avoisinent 600 millions de DH.

    L’écosystème «Nouveaux Métiers» vise à élargir les perspectives sur le marché national et à l’export, en initiant et renforçant deux segments d’activité: les machines agricoles et les bicyclettes. «Le Maroc se positionne comme un hub africain pour la fourniture de machinisme agricole. Il veut attirer 1 à 2 constructeurs internationaux d’assemblage de tracteurs», précise la fédération.

    L’Etat vise également à réorienter la subvention à l’équipement des agriculteurs vers la production locale. Cet écosystème devra générer plus de 4.480 emplois additionnels, plus de 615 millions de DH de valeur ajoutée et un chiffre d’affaires supplémentaire de 2,65 milliards de DH. Côté investissements, 645 millions de DH seront dédiés aux machines agricoles et 300 millions pour la filière bicyclette.  

    L’écosystème «Valorisation des métaux» (déchets de cuivre et d’aluminium) projette d’intégrer en profondeur l’industrie, réorienter les déchets de cuivre et aluminium vers les marchés applicatifs, comme le câblage automobile et aéronautique. Un secteur qui devra employer à l’horizon 2020 plus de 6.000 personnes, générer plus de 550 millions de DH et réaliser un chiffre d’affaires additionnel de 6,4 milliards de DH. Les investissements prévus s’élèvent à près de 425 millions de DH.

    L’écosystème «Industrie navale» a été lancé le 13 juin 2017. Les industriels se sont engagés à créer plus de 3.200 emplois dont 1.100 indirects. Parmi les objectifs fixés figurent la création de plus de 600 millions de DH de valeur ajoutée et plus de 1,6 milliard de DH de chiffre d’affaires additionnel.

    L’investissement prévu s’élève à 140 millions de DH dédiés à la création de superstructures. Pour ce qui est de l’écosystème «Ferroviaire», il accuse du retard. Sa structuration est en cours de finalisation, précise le département de l’industrie.

    Bilan en deçà des attentes

    A fin 2018, les réalisations restent timides malgré les engagements ambitieux des professionnels. L’Etat a tenu ses engagements. Il a accompagné les écosystèmes IMM à travers le Fonds de développement industriel et des investissements. Un soutien direct de 277 millions de DH a été octroyé aux investissements menés par les opérateurs du secteur. Ce sont surtout les PME qui ont animé l’écosystème «Travail des métaux». Du côté de l’écosystème «Valorisation des métaux», plusieurs projets ont été accompagnés et doivent prochainement entrer en production. Ils concernent les segments du cuivre et de l’aluminium. Au total, 5.878 emplois ont été concrétisés dont 4.978 au sein des écosystèmes IMM (Travail des métaux, Nouveaux métiers et Valorisation des métaux). Or, ceci est insuffisant vu le potentiel existant.

    Nadia DREF

     

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