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L'Edito

Trump

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5876 Le 02/11/2020 | Partager
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Quelle que soit  l’issue du scrutin présidentiel américain, dont la première partie se joue ce mardi,  difficile de ne pas s’arrêter sur cet objet politique qu’est Donald Trump. Son arrivée au pouvoir aura été pour les uns le symptôme d’une crise de la démocratie et pour les autres l’illustration de nouvelles orientations idéologiques suprémacistes et isolationnistes.

Une radicalisation qu’il est impossible de ne pas articuler  avec un contexte international convergent, celui du chaos du Brexit, des vagues xénophobes anti-immigrés en Europe et de la débâcle des partis  de la social-démocratie. Tant sur le plan politique qu’économique, son bilan se prête à une double lecture.

La première conduit à considérer que la planète est devenue avec lui plus dangereuse sur fond de menaces et de contre-menaces avec la Corée du Nord ou de crise de la gouvernance mondiale pour ne prendre que la guerre sino-américaine ou la panne de l’OMC.

La seconde permet de constater qu’il aura été l’unique président dans l’histoire des Etats-Unis à décrocher la normalisation des relations entre Israël et plusieurs pays arabes. 

Et s’il n’y avait pas eu le Covid, son bilan économique aurait pu être son arme fatale pour le rendez-vous électoral de demain avec une série de victoires obtenues sur le front de l’emploi, de la réforme fiscale ou des accords internationaux notamment. Dans nos contrées à nous, il est toujours tentant d’analyser son bilan avec les œillères, parfois simplistes, des guerres civilisationnelles.

En réalité, il faut se rendre à l’évidence:  l’Amérique de Trump n’est amie avec personne. Ni avec ses alliés européens malmenés à de nombreuses occasions ni avec ses partenaires canadiens de toujours, obligés d’avaler une série de couleuvres dans les négociations houleuses de l’ALENA.

En 2016, son élection avait déjoué tous les pronostics. Aujourd’hui, la question est de savoir si les ingrédients qui l’ont porté au pouvoir existent toujours dans l’Amérique de 2020. Rendez-vous demain pour la première manche.

 

 

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