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L'Edito

Service après-vente

Par L'Economiste| Edition N°:1836 Le 19/08/2004 | Partager

Ce que révèlent les investigations de l'Inspection générale des Finances (IGF) sur la gestion de l'Union nationale des coopératives agricoles marocaines (Uncam) est tout simplement ahurissant. Malheureusement, dans “l'art” de dilapider les deniers de la collectivité, cette coopérative ne manque pas de précédents dans le secteur public. Ce qui frappe dans les scandales que remontent les équipes de l'IGF, c'est la consanguinité des techniques utilisées: honoraires et indemnités fantaisistes, appels d'offre truqués, marchés accordés aux copains, prise en charge indue, surfacturation, etc. Ce qui frappe aussi, c'est l'absence du moindre prolongement judiciaire à ces accusations et donc, de service après-vente au travail de l'Inspection générale des Finances. Le rapport sur l'Uncam a été transmis au gouvernement depuis plus d'un an et à ce jour, rien à signaler sur d'éventuelles poursuites. A-t-on tenté d'étouffer l'affaire ou de protéger des personnes incriminées? Le contribuable qui prend en partie le financement de ces coopératives, ne peut que s'étonner de cette impunité des responsables sur lesquels pèsent de graves soupçons de détournement d'argent public. L'Uncam et ses responsables seraient-ils à ce point au-dessus de la loi? Tout ce qu'espère le contribuable est que ce rapport, comme bien d'autres par le passé, n'aille pas finir dans les tiroirs d'une administration. Le civisme fiscal que l'on exige de lui et des acteurs économiques ne peut se développer sans une amélioration de la gouvernance de la chose publique. S'il y a un frein objectif au développement économique, c'est bien cette impunité des actes de malversation et de détournement des deniers de l'Etat. Dans une estimation, la Banque Mondiale chiffrait leur coût annuel dans le monde à 1.000 milliards de dollars. Dans ces milliards figure sans doute l'argent détourné à l'Uncam.Abashi SHAMAMBA

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