×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste

L'Edito

Sectarisme

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5684 Le 27/01/2020 | Partager
mohamed_benabid_interne_bnn.jpg

Thomas Piketty a fait l’objet d’une hypertrophie médiatique en fin de semaine dernière dans un rendez-vous qui ne dédouane pas de l’obligation de lire ses travaux. Une partie de sa réflexion alimente une philosophie économique à fort contenu social ainsi qu’un référentiel humaniste.

Comme pour tout exercice de «think tanking», il convient maintenant de s’interroger sur ses éventuels effets au Maroc, c’est-à-dire sa capacité à inspirer les politiques publiques, ou à préparer intellectuellement de futures réformes. Si cette influence se confirme, les grosses fortunes auront peut-être à craindre ses boulets!!

Sur le front de la fiscalité, l’idée sous-jacente est de soigner les insuffisances des performances redistributives en allégeant la pression sur les classes moyennes, en taxant un peu plus les plus riches et dit de manière diplomatique en préconisant la progressivité de l’impôt comme levier de rééquilibrage des revenus.

Ce type d’argumentaire, on le sait, fait souvent recette pendant les campagnes électorales. Il peut prospérer également sur les problèmes de confiance quand le processus de transparence fiscale est incomplet. Cependant, cette thérapie n’interdit pas de s’interroger sur son degré d’applicabilité.

La réalité dans le contexte marocain est certes critiquable et largement perfectible, mais faut-il la poser nécessairement en termes de clivage riche/pauvre quand la structure des impôts renseigne plutôt sur d’autres types de déséquilibres: pour l’IR, concentration de l’effort sur les prélèvements sur salaires qui contribuent à 73 % aux recettes et pour l’IS sur moins de 1 % d’entreprises?

Il est tentant d’intensifier la charge fiscale, en supposant que les vertus thérapeutiques sur les inégalités soient confirmées et immédiates, sur une catégorie de contribuables. Gare cependant à ne pas ouvrir une dangereuse boîte de Pandore: le risque de sectarisme.

(Lire article)

 

 

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse abonnement@leconomiste.com pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc