×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste

L'Edito

Péril

Par L'Economiste| Edition N°:4481 Le 12/03/2015 | Partager

Tous les jours, la Snep perd 10%, avec des cas de réservation à la baisse. Les actionnaires minoritaires, et peut-être aussi les grands, veulent vendre pour limiter les dégâts, sans trouver d’acheteurs.
On sait que la valeur en Bourse ne donne pas la valeur réelle d’une entreprise, si tant est qu’une valeur «réelle» existe. Néanmoins on ne peut pas se cacher derrière ce paradoxe comptable: si la valeur «réelle» n’existe pas, en revanche les règles pour s’en approcher, elles, existent.
Les règles existent, avec en plus, des lois pour protéger la démarche. Puis encore par-dessus tout, pour être sûr de ne pas dérailler, il existe un CDVM, où le «D» signifie «déontologique». Le législateur marocain, comme tous ses homologues dans les pays où les Bourses existent,  a tenu à installer une autorité capable de dire la morale financière, au-delà des textes, quand la loi n’a pas prévu telle ou telle situation.
Il faut bien mesurer que dans les marchés financiers, la lenteur n’est pas un signe de sagesse.  Au contraire. Or, en matière de lenteur, on a été bien servi.
Pendant ce temps, les actionnaires sont prisonniers. Ils ne peuvent plus sortir honorablement, et rester signifie qu’ils vont tout perdre ou presque.
Le CDVM était absent au moment de la saisie. Il est absent maintenant au moment où il devrait imposer à l’actionnaire majoritaire d’engager une série d’actions: communication obligatoire et d’urgence sur l’état de la société attaquée, analyse des risques certifiés et probables, liens intra-groupe et, pourquoi pas, obligation de rachats des titres dans une OPR, à surveiller de près.
Déjà, la première ordonnance, imposant de passer d’une société anonyme à une autre, posait des questions: peut-être la justice marocaine a-t-elle voulu mettre un coup d’arrêt à des abus de droit trop fréquents, mais, il n’empêche qu’aujourd’hui il y a grand péril sur la réputation boursière de Casablanca.
Nadia SALAH

Nadia SALAH

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse abonnement@leconomiste.com pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc