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L'Edito

Leçon d'Islande

Par L'Economiste| Edition N°:1680 Le 09/01/2004 | Partager

Dans la pêche, les mécanismes de régulation et de contrôle ne marchent pas, de l'aveu même du ministre. La fraude au repos biologique, voire la fraude tout court, est une pratique courante. Comment alors la combattre? Par une loi, suggère le ministre, qui avoue toutefois compter sur l'effet dissuasif des sanctions pour faire respecter le repos biologique et les zones interdites de pêche. Accessoirement, il espère aussi maîtriser la traçabilité, sans laquelle, demain, nos produits seraient disqualifiés sur certains marchés, l'UE notamment. Vaste programme!Le ministre a toutefois raison d'insister sur la valorisation et de promettre des mesures d'encouragement. Mais c'est à l'acte que l'on jugera ces intentions. D'ailleurs, la comparaison qu'il fait avec l'Islande est intéressante. Ce petit pays, avec 6 mois de mer gelée par an et 4.000 pêcheurs, réalise 2,5 millions de tonnes de prises par an et 3 milliards de dollars de recettes en devises. A côté, le Maroc avec 400.000 pêcheurs, une mer praticable presque toute l'année et 3.500 km de côte, plafonne à un million de tonnes de produits pour 1 milliard de dollars à l'exportation. Bien sûr que ces chiffres doivent être pondérés pour tenir compte du différentiel de productivité et du niveau d'industrialisation du secteur (valorisation locale) de part et d'autre. Il reste qu'ils soulèvent une vraie interrogation: quel a été l'impact du départ de la flotte européenne sur le secteur, et sur l'économie de manière générale? Pas grand-chose. Pris en tenailles entre différents lobbies, le secteur n'a pas avancé d'un iota dans sa restructuration. Les problèmes d'avant sont toujours là. Le poisson, du moins les rares espèces connues du ménage moyen, est toujours hors de portée. Que l'on ne nous dise pas qu'il est exporté, parce que dans la balance des paiements, cela ne se voit pas non plus. Sinon, on se serait rapproché un peu de l'Islande.Abashi SHAMAMBA

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