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L'Edito

Go-between

Par L'Economiste| Edition N°:4104 Le 03/09/2013 | Partager

Ambassadeurs… réveillez-vous. La dernière lettre royale invitant à renforcer la diplomatie économique devrait faire méditer pas mal d’émissaires dans le monde sur ce qui pourrait être fait, pour renforcer l’attractivité pays. Le rôle de l’Etat dans cette offensive est ressouligné par la même occasion. Le Maroc en effet n’est pas suffisamment incisif dans ses conquêtes internationales. Non pas que le secteur privé ne soit pas conscient des règles du jeu au niveau mondial. Le patronat marocain est dans l’ensemble assez lucide, et même ferme lorsqu’il le faut (cf. le boycott de la visite d’Erdogan), conscient que le libre-échange est plébiscité par les grandes puissances seulement lorsqu’il ne menace pas les parts de marché de ces dernières.   Conscient aussi que chaque pays peut, dans les négociations multilatérales et bilatérales, flatter mais aussi utiliser d’autres armes de persuasion pour imposer sa suprématie. La politique énergétique russe, agressive et sauvage, caractérise d’ailleurs assez bien ce cynisme.
La montée en puissance des Brics  a également fait émerger des risques périphériques pour des nations comme le Maroc, concurrencées sur leurs marchés de prédilection. Ces enjeux plaident pour une remise en question des modes de gouvernance, des relais diplomatiques appelés à traiter d’urgence leurs rigidités bureaucratiques, du moins sur les questions économiques. Si certaines expériences sont une réussite comme celle de l’ambassade du Maroc à Londres, qui ont des réflexes de quasi-war rooms et advocay centers, alors il faut en étudier l’alchimie.
La première piste à explorer est celle de synergies informationnelles  à renforcer entre les sphères privées et publiques. Les centres d’expertise existent et ne demandent qu’à être mobilisés: Asmex, CMPE, CNCE… Encore faut-il que la diplomatie marocaine s’imprègne un peu plus de son rôle de go-between qui place sa mission entre politique et économique.

Mohamed Benabid

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