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Par L'Economiste| Edition N°:3786 Le 18/05/2012 | Partager

Seul le gouverneur du quartier s’est dérangé en pleine nuit. Pourtant il aurait dû y avoir deux walis puisqu’ils sont en phase de passation de consigne; il y en eut un, le nouveau, qui s’est déplacé en début d’après-midi seulement. Et pour le reste, il a fallu attendre que le Souverain s’en mêle.  Le maire, ses adjoints auraient dû se déranger; parmi ces élus, aucun n’a cru nécessaire de troubler son confort,  pour l’effondrement de maisons dans la médina de Casablanca. Un effondrement, encore un,  qui a fait 5 morts sur le coup et une vingtaine  de blessés plus ou moins graves. C’était déjà plus qu’assez pour susciter la manifestation d’un minimum de compassion.
Ce n’est pas tout.
Les sauveteurs, qui se sont mobilisés en pleine nuit, méritaient eux aussi que des officiels marquent leur soutien, appuient leurs efforts par leur présence. Ceci aurait été aussi dans le minimum de la solidarité nécessaire vis-à-vis des secouristes.
En plus, rien ne remplace l’expérience du terrain quand il faut fixer les priorités des actions étatiques  et communales.
Bien sûr, ces hauts personnages répondront que leur présence ou leur absence ne change rien au drame. Certes, mais cela change tout pour les gens. Or ce sont les gens, pas les choses, qui doivent compter désormais, dans l’esprit et dans les agendas, surtout ceux des élus.
La démocratie élective n’est pas une nouvelle filière pour  désigner des êtres supérieurs, qui n’auraient pas pu réussir dans les autres filières. La démocratie élit des citoyens d’entre les citoyens pour leur confier la charge des affaires communes. Et pour les hauts fonctionnaires le principe est strictement le même sauf que la méthode est indirecte.
C’est seulement pendant cet office qu’élus et nommés bénéficient d’une distinction particulière avec le pouvoir et le décorum associés. Rien de plus.
Il ne faudrait pas qu’ils se croient devenus génétiquement supérieurs et par là dispensés de rendre des comptes. Cette époque est finie, il leur en cuirait de vouloir la rétablir.

Nadia SALAH

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