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L'Edito

Délocalisations

Par L'Economiste| Edition N°:1741 Le 06/04/2004 | Partager

On le pressentait depuis déjà quelques années. Mais voilà que les événements se précipitent. Un peu partout en Occident, un mouvement politique est en train de naître. Ce n'est ni un phénomène anodin ni un mouvement marginal: il veut limiter, voire interdire les délocalisations. Des mots très forts ont été employés en Allemagne où il a été question de «traîtrise» contre l'intérêt national. Aux Etats-Unis, Kerry, le concurrent de Bush, en fait un thème de premier plan dans sa campagne. En France, les entrepreneurs n'osent pas employer le mot «délocalisation» en public: ils redoutent que des syndicats ou des ONG antimondialistes ne viennent bloquer l'usine.Bien sûr, il y a beaucoup de démagogie dans ces positions, car les entreprises qui ne se délocalisent pas au moment où c'est nécessaire disparaissent corps et biens. Mais cela ne sert strictement à rien de développer un discours rationnel devant la force de l'émotion qui se loge dans les campagnes antidélocalisation.Or, pour des pays en voie de développement comme le Maroc, ce qui en Occident s'appelle le «drame de la délocalisation», est en réalité un investissement, et donc une promesse d'emplois, de devises… Mais dans ce contexte politique nouveau qui se crée dans les pays riches, il va falloir sérieusement renouveler le discours et se préparer à des moments difficiles.Le Maroc n'est pas vraiment dans le haut du tableau en matière d'attractivité. Ce contexte politique à forte charge émotionnelle rend le travail d'approche encore plus délicat et exige plus de détermination et de savoir-faire. Il exige aussi que le Maroc ajuste son discours et son image pour éviter de passer pour un «détrousseur d'emplois». Tout cela n'a l'air de rien. Pourtant, c'est absolument essentiel pour maintenir une place qui n'est pas très brillante, mais absolument vitale.Nadia SALAH

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