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    Corruption

    Par L'Economiste| Edition N°:4417 Le 10/12/2014 | Partager

    Il y a deux manières de lutter contre la corruption: la bonne et la mauvaise. Lorsqu’on se place d’emblée dans la seule optique de la sanction, on peut être sûr que cela ne va pas réduire le problème mais au contraire l’augmenter.  Et en prime, on met en route des chasses aux sorcières et des règlements de comptes. La société en sera empoisonnée pour longtemps, déstabilisée par la défiance généralisée.
    C’est exactement le climat que recherchent des voyous de tous poils, y compris ceux qui portent pelage politique, pour perpétrer leurs méfaits.
    Inversement, la bonne méthode commence par empêcher la corruption, par la rendre inutile. La sanction, si elle est encore nécessaire, sera toujours publique mais ne viendra qu’après.
    La bonne méthode recherche les points où il existe un risque de corruption, puis elle corrige le goulot d’étranglement ou la possibilité d’abus.
    L’exemple le plus courant est le guichet où se forme systématiquement une longue queue. Automatiquement, les gens voudront éviter l’attente en «concertation» avec le guichetier ou l’un de ses chefs. Il arrive que les «intéressés» provoquent les files d’attente pour en tirer profit.
    Si l’on veut être efficace, il suffit d’ajouter un deuxième guichet. De même, on affichera, sur la porte comme sur le site internet, la liste complète, exhaustive des documents nécessaires, ou encore le nom des entreprises qui remportent un marché, avec toutes les explications de cette réussite.
    Chaque administration, chaque entreprise peut parfaitement mettre en route elle-même cette bonne méthode. Néanmoins, se faire accompagner par des auditeurs externes spécialisés, comme ceux que l’ICPC et le Conseil de l’Europe ont prêté au Ministère du Commerce extérieur (voir en page 13), donne du lustre à l’opération.
    Par les temps qui courent, le faire savoir n’est pas du luxe: il rassure les gens en leur montrant qu’ils ont raison de rester propres.
    Nadia SALAH

    Nadia SALAH

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