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Turquie: S'il vous reste du poisson

Par L'Economiste | Edition N°:303 Le 06/11/1997 | Partager

Gros producteur de denrées alimentaires, la Turquie ne dispose pas toujours de quantités suffisantes de ressources et matières premières. L'industrie des conserves de poissons par exemple bute sur le manque de produits halieutiques. Un bon créneau à exploiter par les Marocains.


"Les faibles niveaux d"échanges entre les deux pays s'expliquent par la méconnaissance de leurs potentialités par les hommes d'affaires", note d'emblée Mme Nuran Alsan, conseiller commercial à l'Ambassade de Turquie à Rabat. Pourtant, ce pays présente des opportunité importante aux hommes d'affaires marocains. Pour les produits halieutiques par exemple, d'importants chiffres d'affaires peuvent être réalisés sur ce marché. Surtout que la Turquie est considérée comme un grand fabricant de produits agro-alimentaires dont les conserves de poissons.
Toutefois, ce pays ne dispose pas de côtes riches en ressources halieutiques. Un créneau donc à exploiter par les opérateurs marocains. Ces derniers ont à peine réalisé un chiffre d'affaires de 220.000 DH à travers l'exportation de poissons frais, salés et séchés (pour le premier semestre de 1997). Un montant insignifiant par rapport aux importations turques en cette ressource.
En effet, la demande d'importation des Turques en poissons et produits animaliers a été multipliée par 5 entre 1988 et 1995. La valeur des importations en ces produits a été aux environs de 1 milliard de Dollars en 1995. Il est évident que la principale difficulté pour entrer dans ce marché réside au niveau de la langue. De plus l'absence de lignes directes au niveau du transport maritime décourage les exportateurs à s'orienter vers ce pays. "Faut-il donc créer un transport direct entre les deux pays pour promouvoir les échanges ou attendre un accroissement de ces échanges pour justifier la rentabilité d'une telle ligne? C'est la question que se posent aujourd'hui beaucoup d'opérateurs", indique Mme Alsan.

Si le poisson marocain n'arrive pas à nager jusqu'à la Turquie, il n'en est pas de même pour la peau des bêtes. En effet, depuis plusieurs années des exportateurs marocains de cuir opèrent sur ce marché. Ils ont réalisé un chiffre d'affaires de l'ordre de 24,8 millions de DH en 1996. Durant le premier semestre de 1997, ces exportations ont à peine atteint 798.000 DH. Une baisse considérable par rapport à l'année dernière. Les résultats du deuxième semestre montreront si les opérateurs marocains consolideront leurs exportations en cuir à destination de la Turquie. Ce pays fabricant de produits à base de cuir ne dispose pas de quantités suffisantes de matières premières.
Par ailleurs, depuis quelques années, les industriels marocains ont trouvé sur cette destination des débouchés pour la pâte à papier. Cette matière a occupé la quatrième position aux niveaux des exportations vers la Turquie durant 1996. Dans l'ensemble, l'identification de nouveaux créneaux ne peut se faire qu'à travers des missions d'affaires sur place. A ce jour, rares sont les visites commerciales qui ont été organisées sur cette destination. Une étude sur le marché turc est en cours de réalisation par le CMPE. Afin de multiplier les rencontres et encourager les joint-ventures entre les opérateurs des deux pays, un conseil d'affaires maroco-turc a été institué et a signé deux conventions respectivement avec la Fédération des Chambres de Commerce et d'Industrie du Maroc et l'ODI (Office de Développement Industriel).

Pour leur part, plusieurs entreprises turques ont manifesté leur intérêt à s'associer avec des partenaires marocains dans des activités telles que l'agro-alimentaire, les pièces de rechange pour voitures, les machines et le matériel électroménager ainsi que les cyclomoteurs. Le Solon turc ayant eu lieu en septembre dernier à Casablanca devrait donner un nouveau souffle aux échanges.

Hicham RAÏQ


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