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Une affaire de gros minerais

Par L'Economiste | Edition N°:303 Le 06/11/1997 | Partager

La balance commerciale avec la Turquie présente un solde positif pour le Maroc. Les phosphates et dérivés, le plomb et le cuir constituent les principales exportations à destination de la Turquie. Toutefois, durant le premier semestre de 1997, la balance a été plutôt en faveur de la Turquie. L'essentiel des exportations marocaines sur cette destination devrait s'effectuer d'ici la fin de l'année.


Les échanges commerciaux entre le Maroc et la Turquie restent en dessous des potentialités des deux pays. Ce commentaire revient toujours chez les analystes en commerce international quant il s'agit d'un pays ne faisant pas partie de l'Union Européenne. Pourtant, le Maroc et la Turquie ont plusieurs points communs aux niveaux culturel, social et économique. Il faudrait également créer un cadre adéquat pour les échanges commerciaux, indique Mme Nuran Alsan, conseiller Commercial à l'Ambassade de la Turquie. La promotion des échanges demeure tributaire d'une complémentarité au niveau des produits des deux pays, ajoute-t-elle.

Légère baisse

En 1996, le volume des échanges entre le Maroc et la Turquie a atteint 1,17 milliard de DH. Les importations marocaines ont totalisé 498 millions de DH alors que la valeur des exportations a été de 671 millions de DH. Ainsi, la balance commerciale pour l'année dernière a été excédentaire pour le Maroc. Un regard sur les statistiques des dix dernières années fournies par le CMPE (Centre Marocain de Promotion des Exportations) montre que la balance a été souvent favorable pour le Maroc. Depuis 1992, le solde de la balance a perdu sa stabilité. Il est passé au rouge durant les années 1992, 1994 et 1995. Cette situation s'explique par la hausse des importations de blé et des produits métallurgiques (en 1995).
Le volume des échanges en 1996 a connu une légère baisse par rapport à l'année précédente où il avait enregistré 1,2 milliard de DH. Cette régression s'explique par la baisse des exportations turques en matière de produits métallurgiques, explique Mme Alsan. Entre 1995 et 1996, la valeur des importations marocaines (CAF) de la Turquie a baissé de 58,1%. Par contre la valeur des exportations à destination de la Turquie a augmenté de 64,6%. Ainsi, en 1996, la part des importations dans la valeur globale des échanges a été de 42,6%. Autrement dit, les exportations représentent 57,4% du volume global des échanges.

Les principaux produits exportés par le Maroc vers la Turquie concernent les acides phosphoriques pour une valeur de 251,2 millions de DH, les engrais naturels et chimiques pour 232 millions, le plomb brut pour un montant de 81,8 millions, la pâte à papier pour 39,1 millions, les phosphates pour une valeur de 37,4 millions et le cuir avec peaux chaulés pour un montant de 24,8 millions.
Quant aux importations marocaines de la Turquie, elle portent essentiellement sur les matériaux de fer et d'acier (en fil, barre ou palplanche) pour une valeur de 80,5 millions de DH, les produits alimentaires pour un montant de plus de 70 millions, les accessoires, tuyauterie et construction métallurgique pour un montant de 58,5 millions. Figurent aussi parmi les importations marocaines, les bandages pneumatiques et chambre à air pour voitures industrielles pour un montant de 42,15 millions ainsi que les appareils récepteurs radio et télévision pour un montant de 10,9 millions.

Renouer avec l'excédent

Pour le premier semestre de l'année 1997, le volume des échanges entre les deux pays a été de l'ordre de 404,1 millions de DH. Les importations marocaines de la Turquie ont atteint une valeur de 274,1 millions, alors que le montant des exportations n'a pas dépassé les 130,1 millions. Ainsi, la balance commerciale pour le premier semestre de cette année présente un déficit pour le Maroc. Cette situation s'explique par l'importation massive de matériaux de fer et d'acier. Afin de redresser la situation, le Maroc doit effectuer des exportations nettes durant le deuxième semestre de cette année de l'ordre de 144,1 millions de DH. La remarque qu'il faut retenir réside dans le fait que même la balance commerciale du premier semestre de l'année 96 avait été déficitaire de 81,3 millions de DH. Pourtant, si l'on prend en considération les échanges durant toute l'année, le solde de la balance devient positif. En effet, l'essentiel des exportations marocaines s'effectue sur la deuxième période de l'année... de quoi rassurer les opérateurs. Toutefois, il y a lieu de rappeler que le déficit enregistré pour le premier semestre de cette année atteint presque le double de celui de l'année passée. Les exportateurs doivent donc concentrer leurs efforts pour renouer avec l'excédent d'ici la fin de l'année.

Hicham RAÏQ.

 

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