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Culture

Trafic de devises
Un gros réseau démantelé

Par L'Economiste | Edition N°:2431 Le 27/12/2006 | Partager

. L’aéroport Mohammed V, une plaque tournante pour les trafiquants de devises. L’administration des douanes entre procès et règlements à l’amiableA l’aéroport Mohammed V de Casablanca, il n’y a pas que les voyageurs et les marchandises. Des devises, de grosses sommes en devises, y transitent également. Les autorités aéroportuaires (police et douanes) viennent d’ailleurs de démanteler un grand réseau opérant dans ce type de trafic. Il s’agit d’une bande organisée constituée de trois Mauritaniens et un Tunisien (M.F). «La police des frontières a remarqué que le Tunisien faisait des allers-retours entre Dubaï et Casablanca sans même quitter l’aéroport de cette dernière», confie une source policière. Les agents, poursuit cette source, ont commencé à pister M.F dans le hall des arrivées de l’aéroport et ont remarqué qu’il y avait à chaque fois quelqu’un qui l’attendait avec une valise. Arrêté lors d’un énième voyage pour la métropole émiratie, le Tunisien transportait plus de 4,3 millions de DH en devises étrangères (essentiellement des euros et des dollars U.S), qu’il essayait de faire passer illégalement au contrôle douanier. Devant la Brigade nationale de police judiciaire (BNPJ), il s’avère que M.F a déjà visité le Maroc à treize reprises sans jamais quitter l’enceinte de l’aéroport. Interrogé par les agents de la BNPJ, M.F avoue qu’il a trois complices mauritaniens installés au Maroc, dont un médecin dans un hôpital public à Casablanca. L’enquête suit son cours, et les complices sont arrêtés peu de temps après dans une maison du quartier Bourgogne de la capitale économique. Sur place, les limiers de la BNPJ saisissent une grande somme en devises étrangères. L’affaire est alors portée devant la justice et les accusés sont mis en détention provisoire. Ils ont été poursuivis pour infraction à la réglementation de change et risquent jusqu’à cinq ans de prison. Mais en matière de trafic de devises, c’est l’amende payée au profit de l’administration des douanes, qui se porte généralement partie civile au procès, qui constitue la plus importante partie du jugement. Et pour cause, cette amende ne peut être inférieure à cinq fois la valeur des devises, objet de l’infraction. Dans ce cas d’espèce, l’administration des douanes a réclamé 590 millions de DH de dommages et intérêts aux trois Mauritaniens, avant de négocier un accord à l’amiable, en vertu duquel les trois accusés doivent payer seulement 10 millions de DH. La défense du Tunisien M.F, la tête pensante du réseau, n’a en revanche pas pu trouver un accord à l’amiable avec la défense des douanes qui a refusé une offre correspondant à 30% de la valeur des devises saisies. Naoufal BELGHAZI

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