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Culture

Lutte antiterrorisme
Deux nouvelles condamnations à mort

Par L'Economiste | Edition N°:2431 Le 27/12/2006 | Partager

. Addad et Bouzkaren, membres «d’Assirate Al Moustaqim», écopent de la peine capitale. Le nombre des condamnés à mort dans la lutte antiterroriste passe à 23Bien que non appliquée depuis plus d’une décennie, la peine de mort continue d’être prononcée par les tribunaux. La dernière condamnation à la peine capitale a été prononcée à l’encontre de deux salafistes, Youssef Addad et Abdelmalek Bouzkaren, vendredi 22 décembre dans la soirée. Le procès marathon, qui a duré deux ans (début en décembre 2004), a eu lieu à la cour d’appel de Rabat. Une instance spécialisée dans le traitement des affaires liées au terrorisme et qui a prononcé 23 condamnations à mort depuis l’entrée en vigueur de la loi antiterroriste en 2003. Addad et Bouzkaren faisaient partie d’un groupuscule de 15 personnes. Les 13 autres membres ont écopé de peines allant de 4 à 30 ans de prison. La liste des chefs d’inculpation est longue. Il y a notamment «l’association de malfaiteurs, la préparation d’actes terroristes visant à déstabiliser gravement l’ordre public, la détention de matières explosives, le faux et l’usage de faux et, notamment, la contrefaçon de billets de banque». Mais c’est le meurtre avec préméditation et la mutilation de cadavres qui a valu la peine capitale pour Addad et Bouzkaren. Les deux condamnés à mort ont été reconnus coupables pour des meurtres de citoyens qu’ils qualifiaient «d’impies» et qu’ils ont commis «au nom de la chariaâ islamia». Addad et Bouzkaren appartenaient en fait au groupe intégriste «Assirat Al Moustaqim» (Droit chemin), dirigé par Youssef Fikri. Surnommé l’émir du sang, ce dernier a déjà été condamné à mort pour meurtre avec préméditation. Fikri compte 4 assassinats à son actif, dont celui de son propre oncle, d’un notaire (Abdelaziz Assadi assassiné en 2001) et d’un homosexuel. Le chef présumé du groupuscule, Youssef Addad, était recherché depuis l’été 2002 pour «implication dans des actes terroristes». «Nous avons découvert en 2003 qu’il était déjà incarcéré à Salé, sous une fausse identité, pour trafic de drogue», confie une source policière. Selon celle-ci, Addad est né en 1980 à Youssoufia. Ce jeune célibataire est considéré comme un fidèle ami de Fikri. Bouzkaren est, quant à lui, né en 1977 à Mediouna. Résidant à Douar Sekouila à Casablanca, il fréquentait les milieux «Takfiristes» et était notamment recherché pour plusieurs agressions commises par le gang d’Addad et Fikri. Mohamed Bensahraoui, avocat des deux condamnés Addad et Bouzkaren, compte interjeter appel contre le verdict prononcé en première instance. Il dispose de dix jours à partir de la date du jugement. N. Be

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