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Culture

Sapho chante le grand Léo Ferré

Par L'Economiste | Edition N°:2431 Le 27/12/2006 | Partager

. Elle démarre sa tournée à Rabat le 12 janvier. La dernière chanson du spectacle en arabe dialectalLa célèbre chanteuse juive marocaine Sapho sera en tournée à Rabat, Casablanca et Agadir les 12, 13 et 16 janvier prochains. Elle va présenter son nouveau spectacle dans lequel elle chante Léo Ferré, sur un rythme de flamenco. Et pour faire plaisir au public marocain, elle conclura son show par une chanson en arabe dialectal, «Avec le temps». Sapho est native de Marrakech. Ses 16 premières années, elle les passe au Maroc, avant de s’envoler pour Paris avec ses parents. Là, elle s’inscrit à la faculté de lettres et se découvre une passion pour le théâtre. Pour gagner un peu d’argent, elle joue un peu de guitare dans les rues parisiennes. Rapidement, le théâtre l’ennuie, et elle se tourne vers la chanson. De nature révoltée, Sapho propose un rock agressif et sort plusieurs titres au début des années 1980. Elle ne tarde pas à introduire des couleurs orientales dans le rock et revient ainsi à ses racines, le monde judéo-arabe. Elle rend un hommage à la musique égyptienne avec des airs de la diva Oum Kalthoum. Elle enchaîne les tournées en France, aux Etats-Unis, au Japon, au Canada et en Allemagne; son succès va grandissant. Les thèmes évoqués dans ses chansons montrent sa sensibilité à la pauvreté, l’injustice et la cause des femmes. Au fil des années, l’engagement de l’artiste en faveur de la cause palestinienne devient plus important. Elle rencontre même Yasser Arafat et lui dédie un poème. En 1991, elle sort un album qu’elle chante en français, en arabe et en anglais, se définissant ainsi comme «une chanteuse du monde». C’est également à cette époque qu’elle reprend une partie d’«Al Atlal», morceau phare du répertoire d’Oum Kalthoum, qu’elle chante dans plusieurs pays mais aussi à Jérusalem. «Le fait de chanter ce morceau à Jérusalem est un acte politique qui me permet d’exprimer mon désir de paix», dira-t-elle. Pari gagné, car Israéliens et Palestiniens viendront danser ensemble. Toujours à la recherche de projets novateurs, Sapho enregistre «Digital Sheikha», un morceau très surprenant et peu conventionnel, qui vise à faire connaître les cheikhates marocaines. L’album, qualifié d’«ethno-dance», déroute le public. Elle va même chanter en 1998 à Gaza dans des conditions difficiles et un climat tendu, pour montrer encore une fois son engagement en faveur de la paix. Après une tournée au Moyen-Orient, elle enregistre un nouvel album, «Orients», où elle réunit une vingtaine de musiciens musulmans, juifs et chrétiens de Nazareth, ville arabe d’Israël. C’est au cours de l’automne 2005 que la chanteuse décide de reprendre les chansons du grand poète de la chanson française Léo ferré, qu’elle revisite façon flamenco. Ce spectacle, qu’elle a présenté en avril 2006 au Théâtre Molière à Paris, a connu un grand succès. C’est maintenant au tour des Marocains de le découvrir. Nadia BELKHAYAT

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