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Economie

Tourisme: Grosse offre aérienne à partir de l'Espagne
De notre envoyée spéciale au Fitur à Madrid, Badra BERRISSOULE

Par L'Economiste | Edition N°:1696 Le 03/02/2004 | Partager

. La RAM programme cette année 52 vols directs . L'arrivée de Globalia a secoué la concurrence, en jouant le rôle de lièvreIls étaient au moins une centaine de professionnels marocains (réceptifs, hôteliers et même restaurateurs) présents au Fitur, la Foire internationale du tourisme qui a baissé ses rideaux dimanche dernier à Madrid. C'est la première participation marocaine, après la reprise de la coopération entre le Maroc et l'Espagne. Un accord qui pèse lourd dans le secteur, bien que celui-ci n'en profite pas directement. “Durant presque trois ans, le marché espagnol aura souffert d'une image médiatique ternie pour des touristes assez casaniers en réalité”, selon les responsables de l'ONMT. Tout en étant un pays réceptif, le royaume ibérique n'en demeure pas moins un marché au potentiel énorme pour la destination marocaine. En effet, après les Français et les nationaux, l'Espagne est le troisième émetteur pour le Maroc. Par ailleurs, la manifestation est une opération qui suscite un engouement, qui ne s'est pas effrité depuis sa première édition, il y a presque un quart de siècle. Tout ce que compte la carte touristique mondiale y est représenté avec en tête les majors de l'industrie mondiale des voyages. Le grand parc d'exposition Juan Carlos Ier a accueilli pour cette édition du Fitur 10.000 représentants des différents métiers du tourisme de 170 pays et régions. Le Maroc y était représenté avec un stand de 304 m2 (qui a connu beaucoup de succès), aménagé par l'ONMT, la RAM ainsi que des coexposants comme les conseils régionaux de tourisme (CRT), qui se sont tous mobilisés pour cette édition.. 500.000 touristes attendusActuellement, ce sont à peine 230.000 touristes espagnols qui visitent le Maroc. Le marché, qui d'après les statistiques était en chute libre depuis 2000, s'est stabilisé en 2003. “C'est à travers une offre aérienne que la reprise peut être envisagée et même accompagnée d'un développement rapide, le Maroc jouant sur la proximité”, estime Aziz Lebbar, hôtelier à Fès. Et cette offre est densifiée aujourd'hui. 2004 sera marquée par le renforcement des capacités avec Globalia, qui a ouvert le bal en décembre dernier avec des vols directs sur Marrakech et en promet d'autres. Le 1er février, Ibéria la rejoint sur la desserte avec deux vols en code share avec Royal Air Maroc. Deux autres vols seront mis en place par RAM en mars prochain à partir de Madrid et autant au départ de Barcelone. “Malgré une conjoncture assez défavorable, RAM-Madrid a maintenu son plan de développement avec aujourd'hui un total de 52 vols réguliers entre l'Espagne et le Maroc”, insiste Jalal Imani, à la tête de la direction RAM Espagne.Ce renforcement de l'aérien devra faciliter l'objectif de 500.000 touristes espagnols avec au moins 1 million de nuitées, estime, enthousiaste, Essaid Kassimi, délégué de l'ONMT à Madrid. Même enthousiasme du côté des professionnels qui se sont déplacés en masse au Fitur. “Il faudra cependant laisser le temps à ces dessertes de produire des effets et aux voyagistes celui de remplir les avions”, commente Salahdine Naciri, hôtelier de Marrakech.Au parc d'exposition Juan Carlos Ier, où se tient le Fitur, la concurrence est grande. Celle de l'Espagne d'abord. Le pays ibérique avec sa structure d'accueil imposante (1 million de lits classés, le Maroc en est à 105.000) est un compétiteur de taille, accaparant plus de 90% des marchés. Il compte plus de 120 millions de voyages d'au moins une nuit, soit 562 millions de nuitées en 2002-2003. Les Caraïbes sont en deuxième position. La Tunisie et la Turquie se font une place sur l'échiquier. Mais un pays comme le Maroc où la proximité joue un rôle important pourrait en décrocher une partie. Pour la petite histoire, le marché espagnol a connu plusieurs périodes: “Les années 80 durant lesquelles le Maroc était présent à travers des brochures de voyagistes régionaux, suivies d'une phase moyenne, voire “artisanale” à travers des TO moyens. Et ce n'est qu'à partir des années 90 que la destination se fera une place dans les brochures des grands TO”, est-il souligné. Avant la fin de cette décennie, à noter un recul dû en partie aux problèmes politiques entre les pays. Car l'explication tient aussi à un produit mal adapté à la demande.

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