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Courrier des Lecteurs

Ruée des particuliers sur Taslif

Par L'Economiste | Edition N°:302 Le 30/10/1997 | Partager

L'émission de 76.750 actions nouvelles de Taslif a été sursouscrite 11 fois. Personnes physiques et compagnies d'assurances ont ratissé large. La levée de fonds via les BSF constituera la prochaine étape. Objectifs: financer sa croissance et réduire le coût de financement.


Taslif a fait son entrée à la cote officielle le 28 octobre.
L'augmentation de 25% du capital par introduction en bourse s'est soldée par une large sursouscription. La demande a été de 11 fois supérieure à l'offre de titres. Résultat sans surprise vu la taille de l'émission, soit 76.750 actions pour un prix unitaire de 220 DH.
La demande a émané de 19.370 souscripteurs et le taux de satisfaction atteint 9,32. En tête des bénéficiaires, les personnes physiques qui se sont vues attribuer 37.409 actions (48% de l'émission) et les institutionnels marocains avec 20.234 actions (26,36%). L'analyse de l'effort du syndicat de placement restreint place en tête la société de bourse Upline Securities. Celle-ci a drainé plus de 38% de la demande et servi 51% des actions offertes. La SGMB a pour sa part mobilisé près de 35% de la demande et octroyé près de 26% des actions. Quant à la BMCE et la BCP, elles ont contribué respectivement pour 19 et 8% de la demande et pour 15,5 et 8% des actions distribuées.

A préciser que 50% des actions émises étaient réservées aux personnes physiques résidentes ou non ainsi qu'aux personnes morales non institutionnelles marocaines ou étrangères. Pour cette tranche, le plancher a été fixé à 5 actions dans la limite de 500 actions pour les personnes physiques et 1.000 actions pour les personnes morales. La seconde moitié de l'émission était destinée aux OPCVM marocains et étrangers ainsi qu'aux autres types d'investisseurs institutionnels. Pour cette catégorie, le montant minimum à servir est de 1.000 actions dans la limite de 5.000 actions.
Par cet appel à l'épargne publique, Taslif veut passer à la vitesse supérieure pour se rapprocher des grandes entreprises de son secteur. Elle envisage de développer notamment son chiffre d'affaires en s'associant à des opérateurs à la grande distribution. Trois axes stratégique sont tracés par le management: développer les ressources humaines, ouvrir progressivement des antennes et diversifier la gamme de produits (automobile, voyage et leasing).

Equilibre des ressources


Au terme de l'exercice 1997, Taslif augmentera son volume de financement de 30% à 62 millions de DH. Elle devrait boucler l'année avec un chiffre d'affaires de 15 millions de DH (+15%) et un résultat net de 3,5 millions de DH (+13%).
Globalement, l'activité de Taslif a évolué favorablement entre 1991 et 1996. Le résultat net a progressé de 55% à 3,1 millions de DH. Le nombre de dossiers financés a augmenté de 11% à 11.700 dossiers, tirant le chiffre d'affaires au rythme annuel moyen de 30% pour atteindre 13 millions de DH en 1996. Les encours se sont accrus régulièrement de 32% par an depuis 1990, pour s'établir à 93 millions de DH. Parallèlement, la durée de financement est passée de 24 à 36 mois.
La structure financière de Taslif s'est également améliorée de façon continue. Suite aux deux augmentations de capital réalisées en 1990 et en 1992, les fonds propres de Taslif ont progressé de 124% à 33 millions de DH en 1996. Le ratio de solvabilité atteint, lui, la même année 36,2% contre les 8% du ratio minimum fixé par la loi."

Par ailleurs, entre 1994 et 1996, les besoins en fonds de roulement s'alourdissent suite au gonflement des créances clients.
Pour financer ses besoins, la société opte progressivement pour un équilibre entre ressources longues et courtes.
La gestion du risque se traduit pour sa part par une politique prudente de classification du portefeuille. Entre 1994 et 1996, le ratio créances en souffrance/total encours s'approche de 16%.
En outre, Taslif déploie un effort de provisionnement conséquent, couvrant près de 83% des créances en souffrance.
De plus, le management a constitué un fonds de garantie alimenté par une retenue de 5% sur le montant de chaque crédit accordé. Ce fonds sert à couvrir les risques encourus sur la clientèle à hauteur de 25%. Depuis janvier 1997, cette retenue est fixée à 3% pour les crédits octroyés via le réseau de revendeurs et à 0% pour les crédits directs.

Mouna KABLY




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