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Courrier des Lecteurs

Les places boursières en folie

Par L'Economiste | Edition N°:302 Le 30/10/1997 | Partager

Le spectre d'une crise internationale aiguë plane à nouveau sur le monde de la finance. Pourtant, il y a une dizaine de jours, nombre d'observateurs affirmaient le contraire. Le point sur la situation.


M. Alan Greenspan, prési-dent de la Réserve fédérale américaine, qui fustigeait il y a quelques mois «l'exubérance irrationnelle des marchés» est-il en train de l'emporter sur les partisans du New-Age économique? Si la réponse ne peut pour l'instant être affirmative, ses doutes quant à la poursuite de la croissance effrénée des marchés boursiers sont en train de se vérifier. Après le typhon venu de la Thaïlande et qui a remis en cause le miracle asiatique, Hong-Kong, deuxième place financière de la région, a pris le relais, avec cette fois-ci des conséquences plus sérieuses sur les places des pays industrialisés.
Jeudi 23 octobre le nouveau joyau de la Chine a enregistré un véritable krach. L'indice Hang Seng avait plongé de 16,7%, avant d'abandonner 10,4% en fin de séance. En une semaine il avait chuté de 25,6%. Les autres places financières, déjà fortement secouée par le crise monétaire Thaïlandaise, «n'ont pas été épargnées par le sauve-qui-peut des fonds d'investis-sement», souligne Le Monde. Le même jeudi, Singapour avait cédé 5,87%, Kuala Lumpur 3,95% et Manille 4,98%. Plus proche de ces places et très sensible à la situation économique du continent, Tokyo a subi les vagues, perdant 3%. Même climat en Europe et aux Etats-Unis où les pertes se sont échelonnées entre 2% à Wall Street et 3,6% à Francfort.

Selon la Tribune, le comportement des bourses occidentales correspond «avant tout à un réflexe de peur». Le quotidien économique français précise que ces places sont suffisamment hautes pour que les intervenants évoquent le spectre d'une bulle qui va crever. Il est vrai que ces places ont gagné, depuis le début de l'année, entre 20 et 40%. Cependant, la tendance baissière persiste. Lundi 27 octobre, des nuages sombres se sont accumulés au-dessus de Wall Street et des différentes bourses européennes. La place new yorkaise a pratiquement plongé de 7%. La saignée aurait pu s'accentuer sans l'intervention du mardi de M. Bill Clinton qui a pu rassurer les marchés occidentaux. Moscou a malgré tout paniqué, marquant une dégringolades de 20%.

Obligations américaines


Les conséquences du «jeudi noir» de Hong-Kong et du plongeon du Bath (la monnaie thaïlandaise) ne peuvent pour l'instant être appréciées avec certitude. De l'avis de M. Jacques Bouhet, directeur du Développement International à la Société Générale, cité par l'AFP, «les dégâts dépendront de la durée de la crise et de la capacité des gouvernements à réagir». Il estime qu'ils ne devraient «pas être trop importants si les choses rentrent dans l'ordre dans un délai raisonnable».
Nul ne peut pour l'instant prévoir le comportement futur des marchés. L'incertitude continue de planer sur les places financières, en particulier celles d'Asie où une situation récessionniste se fait sentir, constate «Les Echos». Les grandes entre-prises européennes et américaines qui avaient délocalisé dans la région verront leurs résultats affectés par la baisse de la parité des monnaies, même si les réexportations en devises dévaluées devraient permettre de compenser une partie des pertes de changes. D'autres secteurs comme les fabricants de produits de luxe qui commençaient à pénétrer vigoureusement les marchés asiatiques pourraient également s'exposer à l'oeil du cyclone en raison de la baisse de la consommation dans la région.

Le secteur bancaire n'est pas non plus épargné. Les investisseurs craignent en effet les répercussions sur les comptes des établissements qui se sont beaucoup impliqués dans le financement des économies asiatiques. A l'issue de la séance boursière du lundi à Paris, la BNP avait abandonné 5,6%, la Générale 3,3% et Paribas 2%.
La grande inconnue de l'heure concerne le lieu de refuge des capitaux qui quittent le chaudron asiatique. Les marchés obligataires américains ou européens sont en train d'en tirer profit, avancent nombre de spécialistes des marchés financiers. Selon «La Tribune», ces capitaux repartiront toutefois à la chasse aux hauts rendements en Amérique latine ou en Europe de l'Est, après avoir «soufflé» en Allemagne, en Suisse ou aux Etats-Unis.

Alié Dior NDOUR

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