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Economie

Réforme des retraites: Pas de nouvelles pistes

Par L'Economiste | Edition N°:1631 Le 27/10/2003 | Partager

. Une réflexion profonde sur le dossier se fait toujours attendre. Les ajustements ponctuels risquent d'aggraver la situation des caisses de retraite«Le plus difficile pour l'avenir du système des retraites au Maroc n'est pas de le prévoir, mais de le changer», dira-t-on. Si ses maux sont connus de tous, les remèdes, eux, font toujours défaut. Depuis quelques années, les analyses effectuées par les actuaires de la place ou les experts de la Banque Mondiale font état de la situation difficile dans laquelle se trouveront les régimes existants d'ici 20, 30 ou 40 ans. Mais paradoxalement, aucune réflexion sérieuse n'a été jusque-là engagée, pour lever le voile sur les contours de cette problématique qui concerne chaque Marocain.“Les choses dites et redites plaisent”, ces analyses, les gestionnaires des caisses de retraite sont venus à nouveau les présenter dans le détail, lors de la rencontre-débat organisée le 23 octobre dernier par Alliance Pro (voir www.leconomiste.com) sous le thème “Le système de retraite au Maroc: quels enjeux, quel modèle?” Ils ont exposé les déséquilibres financiers et les réajustements techniques et ponctuels à opérer pour pérenniser le système. Les pistes de réforme n'ont pas été d'actualité.Les présentations qui ont été faites par les intervenants sont très techniques dans la forme, mais se rejoignent dans le fond: une réforme des retraites devra être engagée incessamment. Sur le timing, Fouad Douiri, directeur général d'Al Wataniya, estime que “le moment est venu d'engager un débat serein sur la problématique des retraites”. Parce que “la plupart des brasiers ont été éteints; les réformes de la CNSS et la CIMR ont été engagées, l'Etat a promis de régler ses arriérés à la CMR et les caisses de retraite internes des offices ont été externalisées”. Il relève à juste titre que la problématique du système de retraite est étroitement liée au rallongement de l'espérance de vie, au dynamisme économique, à la part de l'informel… Bref, un ensemble de variables exogènes que les gestionnaires des caisses ne maîtrisent pas.Un constat relevé aussi par Mohamed Ben Driss, directeur général de la CMR (caisse marocaine de retraite): le régime public obligatoire, à prestations définies, est confronté à l'évolution déséquilibrée entre le nombre et la qualité des retraités d'une part, et les actifs qui financent les prestations d'autre part. Sur les dix dernières années, la structure des hauts fonctionnaires de l'Etat retraités a atteint 30% de l'ensemble des bénéficiaires du régime de la CMR. Le ratio personnes actives sur retraités est passé de 5 actifs pour 1 à 3 retraités. Pour rééquilibrer la situation, l'Etat a promis de régler ses arriérés et de relever le coefficient de cotisation de 14 à 20% à parts égales avec les fonctionnaires d'ici 2005. “D'autres simulations sont effectuées pour déterminer le juste dosage entre les taux de cotisation et le niveau de prestations, mais rien n'est encore arrêté”, conclue Ben Driss. Pour la CNSS, un régime à cotisations définies, obligatoire pour le secteur privé, la situation financière demeure fragile du fait du poids des impayés, de la mauvaise gestion des placements, de la sous-déclaration et du poids de l'informel dans l'économie. Ses responsables préconisent le relèvement du plafond et du taux de cotisation. Adopter de telles mesures équivaut pour David Robalino, expert de la Banque Mondiale, à “aller droit au mur”. Il estime que “le plafond de cotisation doit être maintenu au plus bas pour que le régime profite aux personnes à faible salaire; et que de l'autre côté, les personnes à gros revenu s'orientent vers les produits de retraite complémentaires”. Cela est de nature à assurer une certaine équité des systèmes de retraite.Bouchaïb EL YAFI

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