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Economie

Marrakech-Tourisme: Offensive sur le marché espagnol

Par L'Economiste | Edition N°:1631 Le 27/10/2003 | Partager

. La RAM programme deux vols directs, damant le pion au voyagiste espagnol Globalia. Ce dernier se serait retiré du Maroc pour des problèmes de coordination . Les professionnels veulent se repositionner sur ce marché, qui a connu une chute de plus de 50% C'est une grande offensive sur le marché espagnol annoncée lors de la réunion entre professionnels du tourisme de Marrakech, la RAM et l'ONMT le 23 octobre. L'objectif est de tracer une politique marketing pour récupérer les parts perdues du marché espagnol qui s'est effrité depuis deux ans. “Cette réunion entre acteurs majeurs initie la rentrée touristique sur ce marché qui est appelé à une croissance. Les décisions et programmes arrêtés par le transporteur national aérien et l'Office découlent de la maturité du marché espagnol à un moment où il peut rebondir malgré les baisses”, indique Kamal Bensouda, président du CRT de Marrakech. Et le rebondissement commence par l'aérien dès le mois de novembre prochain. Le transporteur national va ouvrir deux lignes directes sur Marrakech à partir de Madrid et à des prix compétitifs (160 euros aux agences). La RAM devra porter ainsi à 14 le nombre de ses fréquences de l'Espagne vers le Maroc. Douze dessertes se font à partir de Casablanca et deux autres sont programmées pour l'été prochain à partir de Madrid et Barcelone sur Tanger. Les observateurs voient dans cette offensive, l'impact déjà positif de l'arrivée (encore en suspens) de l'espagnol Globalia, qui a affiché son intérêt pour Marrakech. Tant mieux, diront les professionnels de la ville qui, de leur côté, investissent chaque année dans les unités et qui ont énormément souffert de la chute du marché espagnol sur le Maroc. “Pour rappel, en 2007, ce sont 9.000 lits qui seront rajoutés face à une offre aérienne assez faible sur des marchés comme l'Espagne”, insiste Abdellatif Kabbaj, président des hôteliers de la ville ocre. Ces derniers s'inquiètent d'ailleurs de la suspension du partenariat entamé, il y a près d'un an maintenant entre le Maroc et le groupe Globalia. Celui-ci devait programmer 2 vols sur Marrakech, subventionnés indirectement par le Maroc à travers la communication et la promotion dans une fourchette estimée entre 300.000 et 500.000 euros par an. De l'avis de plusieurs observateurs, la démarche demeure intelligente, puisque la subvention est partielle avec un contrat d'objectifs. Alors qu'il était presque conclu, le dossier Globalia est soudainement suspendu du côté espagnol. Et cela coïncide justement avec le lancement des lignes directes de la RAM entre Marrakech et l'Espagne. Il semblerait que le voyagiste espagnol se soit rétracté faute de coordination entre les acteurs du tourisme et ceux du transport. “Dans tous les cas, avec ces vols directs, la RAM démontre qu'elle est en mesure de lancer de nouvelles lignes et de les commercialiser à de nombreux TO au moment où Globalia réservait la capacité essentiellement à sa filiale Travel Plan”, estime Jalal Imani, directeur de la RAM en Espagne. Le ministère et l'Office tentent de relancer ce partenariat, indique Azzouzi, directeur adjoint de l'ONMT. D'après les statistiques de l'Office du Tourisme, le marché espagnol est en dégringolade depuis 2000, touchant le fond avec une chute des arrivées de 43%, et presque la même baisse pour les nuitées. En 2003, tendance toujours négative même si l'impact était atténué avec une baisse de 17% seulement pour les arrivées. Sur les trois années, c'est une chute de plus de 60% pour la ville de Marrakech. Il y a bien sûr des causes liées aux effets de conjoncture dans le monde aux événements politiques, tels les discordances entre les deux pays concernant le Sahara marocain, la pêche, la tomate, l'îlot Leïla… Emotifs et susceptibles, les Espagnols se laissent influencer par des discours parfois haineux de la presse espagnole, indique-t-on.


L'Espagne, marché prioritaire

Face aux baisses successives, l'ONMT a déclaré le marché espagnol prioritaire. Saïd Kassimi, directeur de la délégation de l'Office à Madrid, a tout un programme promotionnel pour 2004, après une absence voulue durant les deux années suivant la crise. Dans son diagnostic, Kassimi sera clair: le premier concurrent du Maroc demeure l'Espagne qui est aussi le deuxième pourvoyeur mondial en tourisme. “Sur les 130 millions de packages vendus en Espagne, à peine 10% sont à l'export. Et dans ce pourcentage, le Maroc devra se tailler une part, avec comme produit d'appel Marrakech”, indique-t-il. Celle-ci est fixée à 500.000 arrivées en 2010 avec un million de nuitées. Maintenant que l'offre aérienne se précise avec le transporteur aérien national et la récupération éventuelle de Globalia, il faut que les professionnels se mobilisent pour remplir ces avions. Dans son diagnostic, Kassimi insistera sur la nécessité de former le personnel hôtelier à la langue espagnole, le touriste ibérique étant assez chauvin, très pointilleux sur la qualité et enfin fêtard (donc dépensier).

De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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