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Economie

Rapport Banque mondiale
Le secteur informel plombe l’investissement

Par L'Economiste | Edition N°:1865 Le 30/09/2004 | Partager

. Avec la corruption, c’est l’un des principaux obstacles. Dans certains pays, il dépasse la moitié du PIBLE rapport sur le développement dans le monde 2005 qui vient d’être rendu public passe au crible l’évolution du climat des affaires. Ce document complète la publication de l’an dernier, qui traitait de l’investissement dans les ressources humaines.Une bonne nouvelle. Les gouvernants prennent conscience que leurs politiques comme leurs comportements influent de façon déterminante sur le climat de l’investissement. Aussi, sont-ils de plus en plus nombreux à engager des réformes dans ce sens. La Chine et l’Inde sont citées comme exemple. Dans les deux pays, l’amélioration du climat de l’investissement a stimulé la croissance et s’est traduite par une réduction spectaculaire de la pauvreté. De nombreux autres pays se lancent dans des réformes, mais l’évolution est lente et les résultats restent mitigés. «Les pouvoirs publics continuent, pour la plupart, d’imposer des coûts inutiles aux entreprises et d’offrir un environnement risqué, tout en multipliant des obstacles à la concurrence», dénonce le rapport.Comment surmonter ces obstacles pour stimuler l’investissement? Sur la base d’une enquête menée dans 53 pays en développement, le rapport de l’institution de Bretton Woods dégage 4 mesures principales.Tout d’abord, les gouvernants de ces pays doivent se fixer pour priorité l’instauration d’un climat de l’investissement optimal qui profite à l’ensemble des contribuables. Ainsi, l’amélioration de l’environnement des affaires doit profiter non seulement aux entreprises mais à l’ensemble du corps social. Mais, pour améliorer la qualité de cet environnement, il est nécessaire d’appliquer une réglementation et une fiscalité judicieuses. En outre, le climat de l’investissement doit profiter à toutes les catégories d’entreprises, et non pas seulement aux plus importantes qui jouissent d’une influence auprès des pouvoirs publics. «Qu’elles soient petites ou grandes, locales ou étrangères, recourant ou non à la technologie, toutes les entreprises contribuent à leur manière, à la croissance économique du fait de leur complémentarité et au recul de la pauvreté», relève le rapport.Les experts de la Banque mondiale démontrent ensuite que les actions engagées pour améliorer le climat de l’investissement ne doivent pas se limiter à la réduction des coûts de l’activité économique. En fait, ces coûts de production peuvent être très lourds dans de nombreux pays, voire même dépasser largement leur contribution fiscale. Cela ne dissaude pas pour autant certaines entreprises à venir y investir. En revanche, elles se disent davantage préoccupées par les risques liés aux actions des gouvernants qui sont susceptibles de paralyser leurs projets. Elles restent également très préoccupées par l’omniprésence des obstacles à la concurrence dans la plupart des pays en développement. Ces entraves peuvent parfois même annuler l’effet positif des incitations accordées pour favoriser l’innovation ou les gains de productivité. Pour la Banque mondiale, les progrès réclamés dans ce domaine nécessitent d’aller au-delà des seuls changements de politique gouvernementale. «La différence qui existe entre ces politiques et leur application dans la pratique est parfois énorme, et l’importance du secteur informel dans de nombreux pays en développement en est la preuve la plus palpable», est-il remarqué. Les responsables politique doivent donc s’employer à éradiquer ce fléau en traitant les causes profondes de leur échec. Dans le cas contraire, toute mesure adoptée s’avérera insuffisante pour améliorer durablement la qualité du climat de l’investissement. Ces mêmes décideurs doivent s’attaquer à la corruption et aux situations de rente pour rétablir leur crédibilité auprès des entreprises et renforcer leur confiance dans les pouvoirs publics. Enfin, le rapport passe en revue les stratégies à mettre en œuvre pour maîtriser un tel programme d’action. «La perfection n’est pas indispensable et il n’est nullement besoin de tout faire tout de suite». Cependant, compte tenu de la gravité de la situation dans certains pays, les gouvernants doivent s’employer à lever les contraintes les plus importantes pour gagner la confiance des entreprises et les inciter à investir. «Il est important de maintenir la dynamique des réformes engagées. La persévérence est payante». Le rapport fournit des indications pratiques aux gouvernants pour promouvoir la croissance et de faire reculer la pauvreté dans les pays en développement.


Les messages du rapport

- Le climat de l’investissement est essentiel pour la promotion de la croissance et faire reculer la pauvreté- Il est essentiel de réduire les coûts injustifiés. Mais il est aussi indispensable de maîtriser les risques liés à l’action gouvernementale et les obstacles à la concurrence- Le changement de politiques officielles n’est pas suffisant. La plupart des entreprises dénoncent la différence entre les règles officielles et les pratiques sur le terrain. L’informel représente plus de 50% de la production dans la plupart des pays en développement.- L’amélioration du climat des affaires est processus, non action ponctuelle. Le champs d’action étant très vaste, il faut instaurer une dynamique pour inscrire les réformes dans la durée.

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