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Economie

Hôpitaux: Masse salariale trop lourde

Par L'Economiste | Edition N°:1865 Le 30/09/2004 | Partager

. Elle oscille entre 77 et 81%. Le ministère divulgue des résultats d’études sur les frais hospitaliers. L’Etat supporte déjà entre 51 et 74% Le département de Biadillah se prépare à la mise en place de l’assurance-maladie obligatoire (AMO). Dans ce cadre, il a mené deux études sur les coûts hospitaliers dans les établissements publics. Selon les résultats de ces recherches rendus publics mardi 28 septembre lors d’une journée d’information organisée à Rabat, l’Etat supporte entre 51 et 74% des frais hospitaliers, alors que l’apport des ménages est de 20 à 49%. Le ministre de la Santé, Mohamed Cheikh Biadillah, a affirmé que «l’hôpital public ne peut faire face à la demande qu’en maîtrisant les coûts. Ce qui lui permettra d’assurer une gestion adéquate et de proposer des tarifs à la fois abordables et compétitifs».Pour mieux maîtriser la gestion du système de santé, la Direction des hôpitaux et des soins ambulatoires (DHSA) a dû analyser les coûts hospitaliers.La première enquête a été menée avec le concours d’un bureau d’études canadien, sur l’estimation des coûts à l’Hôpital Hassan II d’Agadir. Selon les résultats de l’enquête, les dépenses globales de cet établissement, disposant de 570 lits pour une population de 500.000 habitants, dépassent 72 millions de DH contre 11 millions pour l’Hôpital de Sefrou, qui compte 128 lits pour une population de 260.000 personnes. «Le coût total varie, selon chaque type d’activité, en fonction de la productivité et l’organisation de chaque hôpital», explique Biadillah. De plus, le coût d’une journée d’hospitalisation dans le même établissement diffère selon le service offert. Par exemple, à l’Hôpital Hassan II d’Agadir, les frais atteignent 133 DH dans le service de traumatologie et 1.493 DH dans le service de réanimation. Aussi, le prix de revient d’une visite avec soins au service des urgences s’élève-t-il à 57 DH tandis que celui d’une séance d’hémodialyse est de 1.280 DH.Deux importantes remarques ressortent de cette étude. La première est que l’effet de comptabiliser les amortissements est une variable plutôt importante qui mérite des modélisations plus approfondies.La deuxième remarque concerne la proportion des frais généraux dans les dépenses totales de fonctionnement du Centre hospitalier provincial d’Agadir qui atteignent 13%. Notons également que l’Etat assume la partie la plus importante des coûts. Et cela, avec 64% pour le ministère de la Santé (salaires et subventions centralisées) et plus de 10% pour le Centre hospitalier d’Agadir. Les patients supportent, quant à eux, 20% des coûts dont 5% pour les paiements directs faits à l’hôpital pour des services de santé reçus et 15% supplémentaires correspondants aux dépenses médicaments. Les 6% restants sont fournis par les ONG et les coopératives. A ce titre, le fardeau assumé par les patients et leur entourage est à priori très lourd. Ce qui soulève des questions d’équité qui méritent d’être étudiées de manière plus détaillée, précise l’étude.Le rapport souligne également qu’une centralisation trop importante des ressources financières peut causer des difficultés supplémentaires à une réforme hospitalière, qui vise justement à rendre les centres hospitaliers plus performants. Et cela, sur le plan de la productivité et de l’efficience en augmentant leur autonomie. A signaler que le coût de fonctionnement varie entre 10 et 40 millions de DH, selon la taille des hôpitaux. La part du personnel dans les coûts hospitaliers totaux (hors amortissement) oscille entre 77 et 81%, celle des médicaments et consommables entre 8 à 12%. C’est ce qui ressort des résultats de la deuxième étude, réalisée en collaboration avec un bureau d’études belge et qui a porté sur cinq hôpitaux publics pilotes, à savoir Al Idrissi de Kénitra, Ben M’Sick de Casablanca, Mohammed V de Sefrou et l’Hôpital de Khémisset.Nadia DREF

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