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Economie

Les conserveurs de poisson crient au massacre du maquereau

Par L'Economiste | Edition N°:1865 Le 30/09/2004 | Partager

. Des quantités considérables débarquées quotidiennement . Le risque: la dégradation irréversible du stock. Pour les opérateurs, le moule de maquereau pêché ne doit pas dépasser les 12 unités/kg Après le poulpe, c’est le maquereau qui suscite des tensions au sein du secteur de la pêche. A en croire les opérateurs de l’industrie de la conserve de poisson, l’espèce est en danger. Selon les représentants de la Fédération industrielle des produits de la mer (Fipromer), des quantités considérables de petits maquereaux sont débarqués quotidiennement. Une situation qui, de leur avis, risque de causer une dégradation irréversible du stock de maquereau. “Les apports et débarquements quotidiens de la flotte de pêche côtière de poisson industriel s’élèvent à environ 300 tonnes de maquereau de taille supérieure ou égale à 16 pièces/kg”, indique Majid Joundy, secrétaire général de la Fipromer et Unicop (union national de l’industrie de la conserve de poisson. “Seule l’industrie de transformation de la farine de poisson peut traiter ce type de matière et souvent avec difficulté’’, poursuit-il. Pour préserver la ressource et éviter des problèmes d’écoulement du produit, les conserveurs de poisson ont fait des démarches auprès des armateurs. Des contacts qui ont abouti, selon le représentant de l’Unicop et procès-verbal de réunion signé par tous les intervenants à l’appui, à deux accords interprofessionnels en juin et septembre 2004. Ces conventions disposant entre autres que le moule du maquereau pêché ne doit pas dépasser les 12 unités/kg. Une décision prise et avalisée par des responsables locaux du département de la pêche. Reste que malgré tout, cette disposition est pour le moment inapplicable. . Aucune force exécutoireLes capitaines des bateaux et les gens de la mer, en dépit de l’accord donné par les représentants des armateurs, refusent de s’y plier et le considèrent comme caduc. Ils avancent la réglementation en vigueur, à savoir le dahir de 1973 tel que modifié et complété, qui autorise la pêche du maquereau jusqu’à 20 pièces/kg. Ils ne reconnaissent pas, en l’occurrence, les deux accords interprofessionnels conclus qui, pour eux, n’ont aucune force exécutoire. De leur côté, les représentants à l’échelle locale du ministère de la Pêche disent ne pas pouvoir intervenir tant que les décisions prises par la profession n’ont pas reçu l’aval de tous les concernés. “Nous ne pouvons sanctionner des pêcheurs qui n’enfreignent pas le cadre réglementaire’’, expliquent les responsables administratifs. Pour eux, le seul accord applicable pour le moment, car accepté par tous, est celui portant sur la limitation du tonnage de maquereau pêché, qui fixe un quota de 20 kg maximum par bateau. Il semble donc que le dossier du maquereau ne soit pas près d’être clos. Les conserveurs de poisson devront encore batailler et peut-être sur plusieurs fronts pour avoir gain de cause.


La mise à niveau traîne

La situation peu reluisante de la flotte de pêche côtière industrielle préoccupe également les opérateurs de l’industrie de la conserve. Le plan d’action de mise à niveau de la filière et des sites de débarquement qui devait être achevé en mars 2004, est toujours en panne. Pourtant, l’exécution de ce plan, qui fait suite notamment à des visites d’inspecteurs vétérinaires de l’Union européenne en 1996, est indispensable. Ceci pour la maîtrise de l’approvisionnement en matière première et pour assurer la traçabilité exigée par la réglementation européenne à compter de janvier 2005, sans oublier la qualité organoleptique du produit imposée par les américains.De notre correspondante, Malika ALAMI

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