×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Rabat: La décharge d’Oum Azza rejette son lixiviat

Par L'Economiste | Edition N°:3422 Le 13/12/2010 | Partager

. Débordement sur le site suite aux fortes pluies . Pizzorno réclame aux communes 94 millions de DH d’arriérés Encore une fois, la décharge d’Oum Azza soulève le mécontentement de populations riveraines. Après le problème des odeurs nauséabondes posé l’année dernière, les riverains en soulèvent aujourd’hui un autre. Il s’agit du débordement de lixiviat sur le site. Pour eux, en s’infiltrant dans le sol, cette matière dangereuse pourra polluer les ressources en eaux souterraines de la zone. Ce qui va constituer un danger pour la santé des populations ainsi que pour leur activité agricole. «Les fortes pluies tombées mardi 30 novembre sur la zone (200 mm en 24 heures), ont causé des brèches au niveau du bassin collecteur du lixiviat situé dans la décharge», explique Gérard Prenant, directeur Maroc du groupe Pizzorno, adjudicataire du contrat de gestion de la décharge d’Oum Azza à travers sa filiale Segedema. Pour la direction de cette dernière, l’incident ne présente plus de danger, car la situation a été complètement maîtrisée la journée suivante. «Notre société est décidée à trouver une solution radicale au problème du lixiviat», indique le responsable de Pizzorno. Pour ce faire, il sera procédé en 2011 à l’élimination du bassin du lixiviat, car ce dernier va toujours présenter un risque notamment dans les périodes de fortes pluies, indique Prenant. En attendant, la société est engagée depuis quelques mois dans un projet pour augmenter ses capacités de traitement du lixiviat. «On vient d’installer une deuxième station de traitement qui a permis de faire passer la capacité quotidienne de traitement de 240 à 360 m3», indique le responsable de Pizzorno. Avant d’ajouter qu’«une autre station est en cours d’acheminement de Marseille d’une capacité de 160 m3 par jour». Mais, pour Prenant, la poursuite de la réalisation du programme d’investissements prévu par le contrat nécessite le règlement des arriérés dus par les 13 communes de la région de Rabat dont les déchets sont traités par la décharge. Selon le responsable de Pizzorno, le montant cumulé à fin octobre dernier avoisine les 94 millions de DH dont 37 millions de DH sont à décaisser par Rabat et 12 millions de DH par Témara. Sur ce volet, Prenant rappelle que le volume des investissements engagés par sa société est de 120 millions de DH sur un total de 350 millions prévus au titre du contrat pour une durée de 20 ans. A noter que le prix appliqué aux communes, traitement et transport inclus, est d’environ 110 DH la tonne. Alors que le volume de déchets traités par la décharge avoisine les 700.000 tonnes par an. Notons par ailleurs que plusieurs actions sont prévues pour garantir une forte valorisation de ces déchets. Il s’agit des opérations de tri et de compostage sans oublier la production du biogaz dans le cadre des projets Mécanismes de développement propre (MDP).


Mécontentement

Depuis sa mise en service fin 2007, la décharge contrôlée d’Oum Azza continue de susciter de temps à autre le mécontentement de la population de la région. Outre le problème du lixiviat, les riverains soulèvent celui des mauvaises odeurs qui se dégagent du site. Pour le président de la commune de Témara, Mohamed Mellouki, la situation s’est relativement améliorée suite aux actions menées par la société. Un point de vue non partagé par Salman Mustapha, président de la commune d’Oum Azza qui abrite la décharge en question. Ce dernier évoque également les routes qui se dégradent suite aux passages des camions provenant de la décharge d’Akrach et du centre de tri de Témara. Sans oublier de signaler les accidents de circulation occasionnés par ces véhicules.Nour Eddine EL AISSI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc