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Pourquoi pas un Facebook des entreprises?

Par L'Economiste | Edition N°:2984 Le 18/03/2009 | Partager

. Celles-ci se restructureront autour de l’échange des connaissances. Des experts donnent des outils pour réussir l’acte d’entreprendre«Avant d’être financière, la crise que l’on traverse actuellement est d’abord une crise d’évolution de société», lance Dominique Schmauch, expert international en leadership et stratégie, invité lundi 16 mars par l’Association pour le progrès des dirigeants (APD). Aussi propose-t-il une palette d’outils pour en sortir. Répondant ainsi au thème du jour «Entreprendre en 2009». Pour lui, il faut faire le distinguo entre trois types de leadership. Il y a l’approche situationnelle qui réside dans la promptitude dans la réaction face à l’événement. La démarche transformationnelle consiste à préparer, demain, l’entreprise à être l’entreprise d’après-demain. La modalité transactionnelle permet d’assurer la cohésion et la fidélisation de ses publics.Les entreprises ne peuvent plus aussi se passer de l’intelligence collective, qui n’est, en fait, que la fédération des intelligences individuelles. «Certains secteurs sont touchés par la crise, comme l’automobile, le tourisme. D’autres ne le seront certainement pas, comme la grande distribution», déclare le conférencier. Que faut-il faire alors dans ce genre de situation? «Il faut d’abord rechercher ses fondamentaux, ensuite redéfinir sa proposition de valeur au client et surtout inventer des nouveaux services et produits en s’appuyant sur les nouveaux moyens de communication», ajoute l’expert. A ce titre, nous pouvons citer la téléphonie mobile, internet, l’apparition des moteurs de recherche comme Google, les sites marchands comme Amazon, les sites de socialisation tels que Facebook...Sur le plan national, Ismail Douiri, DG d’Attijariwafa bank, parle de deux moteurs de croissance face à la crise. «Il y a d’abord les projets structurants comme le tourisme, Emergence à travers ses deux chapitres, le plan Maroc vert, le port TangerMed…». Le Maroc est passé d’un taux de croissance annuelle de 3,5 à 5%. «Il pourrait même atteindre un palier de 7 à 8%». Pour Douiri, le second moteur réside dans la consommation intérieure. «Depuis les années 2000, elle est vigoureuse, portée par les sociétés de crédit à la consommation, le développement de la distribution…», explique le DG d’AWB, qui préconise le soutien de ce second moteur de croissance. Et pour l’entreprise marocaine, il préconise une stratégie autour de trois axes : prévoir l’avenir sur le très court terme, planification en se basant sur des éléments quantitatifs (évolution du chiffre d’affaires, contraction des charges…) et enfin, rectifier en se réajustant chaque fois que nécessaire.«Ne gaspillons pas une si bonne crise». Il s’agit de l’inscription apposée par le patron d’une imprimerie londonienne pour remonter le moral de ses collaborateurs. L’histoire est rapportée par Mohamed El Mandjra, directeur général de Meditelecom, parlant de la stratégie à développer en temps de crise. «Que doivent faire les entreprises marocaines pour ne pas gaspiller cette crise?», s’interroge-t-il. Deux pistes sont possibles. Jack Welch, ancien président de General Electric, disait: «Le cash est roi». El Mandjra suggère d’avoir le moins possible recours au crédit bancaire, en essayant de négocier le plus possible des ristournes en cas d’acquisition comptant. Il faut également se renforcer pour avoir les moyens de réagir vite face à la crise. Et pour cela, le benchmarking est incontournable. «Il faut faire une analyse systématique des concurrents tant nationaux qu’internationaux pour identifier les nouveaux créneaux sur lesquels les entreprises marocaines pourraient se positionner», propose le DG de Meditelecom.«Nous nous acheminons vers le triomphe du savoir et de la connaissance. Et je suis sûr que les pays qui ne sont pas suffisamment industrialisés ont de fortes chances pour s’inscrire dans ce modèle», explique Brahim Benjelloun Touimi, administrateur directeur général de BMCE Bank. Celui-ci estime que le Maroc, n’ayant pas la taille critique, devrait envisager son développement à un niveau supranational, dans l’espace euro-méditerranéen, en l’occurrence.Hassan EL ARIF

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