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Economie

Planification familiale : Le milieu rural résiste aux contraceptifs

Par L'Economiste | Edition N°:255 Le 21/11/1996 | Partager


Une femme sur deux utilisait une méthode contraceptive en 1995, selon une enquête panel réalisée par le Ministère de la Santé Publique. Malgré la progression constatée sur les 15 dernières années, de très fortes disparités subsistent entre milieu rural et milieu urbain.


Le taux de prévalence contraceptive est de 50% selon une enquête panel menée en 1995 par le MSP sur le thème de la planification familiale. L'enquête, qui a porté sur un échantillon de 2.751 ménages représentant 17.998 individus, dont 10.142 en milieu rural, a révélé en effet qu'une femme sur deux utilisait une méthode contraceptive en 1995. Ce taux ne dépassait pas 19% il y a 15 ans.
Autre information dégagée de l'enquête: les fortes disparités dans le recours aux méthodes contraceptives entre milieu rural et milieu urbain: 39 femmes rurales sur 100 utilisent une méthode contraceptive contre 64 femmes en milieu urbain. Toutefois, entre 1992 et 1995, la variation relative est plus importante en milieu rural (+22%) qu'en milieu urbain (+16%). L'utilisation des méthodes contraceptives est aussi déterminée par le niveau d'instruction (l'information n'est pas nouvelle): l'utilisation des contraceptifs est de 45% chez les femmes sans instruction contre 66% chez les femmes de niveau secondaire ou universitaire.
S'agissant des méthodes contraceptives, l'enquête a confirmé la tendance constatée au cours des années précédentes, à savoir que la pilule reste le mode contraceptif le plus utilisé (32,2%) suivie des méthodes traditionnelles (7,9%). Kinate Al Hilal a donc du succès. Les pilules contraceptives, célèbres par leur logo en forme de croissant de lune, figurent en effet parmi les principaux moyens contraceptifs dont les mérites sont vulgarisés à travers les spots publicitaires, sponsorisés par le MSP. Le dispositif intra-utérin (stérilet) n'arrive en revanche qu'en troisième position avec 4,3%.
La population résidant en milieu rural reste au regard des résultats de cette enquête une cible prioritaire dans le cadre des programmes de planification familiale. Un autre paramètre peut également justifier l'urgence d'un renforcement des campagnes de sensibilisation en milieu rural. Il s'agit de la tendance de l'indice synthétique de fécondité au Maroc. Cet indice, qui représente le nombre d'enfants par femme en âge de procréer (15-49 ans), a certes connu dans son ensemble entre 1980 et 1995 une régression sensible, passant de 5,9 à 3,6. Il reste toutefois élevé en milieu rural, puisqu'il représentait en 1995 plus du double de celui enregistré en milieu urbain: 4,9 contre 2,2.
Pour convaincre les femmes en âge de procréer, ainsi que leur époux (la planification familiale étant aussi une affaire d'hommes) de l'intérêt de l'utilisation des méthodes contra-ceptives, les différentes campagnes de communication engagées dans le cadre des programmes de planification familiale usent du facteur santé. En effet, les messages sont axés notam-ment sur le rôle de la planification familiale dans la réduction des risques de morbidité et de mortalités maternelle et infantile.

30 ans de planification


Le 20 avril 1965, un mémorandum Royal fut adressé aux partis politiques, aux organisations syndicales et différents groupements nationaux, faisant état des implications d'une croissance trop rapide de la population et mettant l'accent sur le contrôle des naissances dans le cadre d'un programme d'action global. Dès 1966, deux décrets royaux vont instituer la cadre légal nécessaire au programme de planification familiale. Le premier, le décret royal n° 180-66, institua une Commission supérieure et des Commissions locales de la Population. La même année, le décret royal n°181-66 abrogera le dahir du 10 juillet 1939 réprimant la propagande anti-conceptionnelle, l'avortement thérapeutique et la vente de produits anti-conceptionnels. Cette période a été également caractérisée par l'intégration, dès 1968, de la planification familiale dans les différents plans quinquennaux. Différents départements et associations ont alors été créés: Association Marocaine de Planification Familiale, qui est une organisation privée intervenant dans le domaine de la prestation de services en planification familiale ainsi que celui de l'information et de la motivation, Division de la Population au sein du MSP, services de protection de la santé de la mère et de l'enfant, etc...
L'étape 1978-1991 a été marquée notamment par le lancement du programme de visites à domicile de motivations systématiques (VDMS). Dès 1992, le programme de PF allait retrouver un nouveau souffle à travers le lancement de différentes méthodes contraceptives: Norplant (petits bâtonnets contenant de la progestérone), injectables, etc...

Mohamed BENABID

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