×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

Paradis fiscaux: Paris et Berlin mettent la pression

Par L'Economiste | Edition N°:2977 Le 05/03/2009 | Partager

. En ligne de mire: la Suisse. Les banques doivent mentionner leurs opérations offshore dans les bilansLA France et l’Allemagne ont une nouvelle fois haussé le ton hier contre les paradis fiscaux. Ils insistent pour que le Gafi (Groupe d’action financière), le Forum de stabilité financière (FSF) et l’OCDE proposent pour la réunion du G20 de Londres le 2 avril «des critères et des listes de pays qui refusent la coopération internationale», a annoncé Christine Lagarde, ministre française des Finances. En ligne de mire: la Suisse, qui, d’après Nicolas Sarkozy, devrait figurer sur la future liste noire de l’OCDE. Paris et Berlin proposeront également au G20 que les pays membres «mettent fin à leurs conventions bilatérales avec les pays qui refusent d’incorporer les meilleurs standards de l’OCDE et des Nations unies». «Nous voulons agir avec détermination sur les centres non coopératifs, en matière fiscale, prudentielle ou de blanchiment», a martelé la ministre française à l’issue d’une rencontre à Paris avec son homologue allemand Peer Steinbrück dans le cadre d’un conseil économique et financier franco-allemand. Les deux pays souhaitent en outre que «les institutions financières qui mènent des opérations avec des centres non coopératifs, notamment en matière prudentielle», soient contraintes d’indiquer ces opérations «dans leur rapport annuel» et que les «autorités de supervision soient obligées de prendre en compte ce risque supplémentaire dans l’exigence de fonds propres à l’égard de ces établissements», a ajouté Christine Lagarde. «Le principe est qu’aucun acteur, aucun marché, aucun produit ne pourra plus échapper à la régulation et à la supervision», a renchéri Steinbrück. Se refusant à raviver la polémique sur la Suisse, qu’il avait par le passé qualifiée de paradis fiscal, le ministre allemand a réaffirmé qu’il restait «sur la ligne que j’ai définie une fois pour toutes» même s’il faut «redéfinir ce terme dans le cadre des critères retenus par l’OCDE».Il en va de même pour les questions de «fraude fiscale et d’évasion fiscale». «Je parle aussi d’évasion fiscale parce que ça concerne la souveraineté de l’Allemagne, de mon pays; c’est une perte de ressources que j’aimerais bien avoir pour financer des infrastructures» ou pour réduire les déficits en période de prospérité économique, a-t-il insisté.J. K.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc