×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

Soudan: Les scénarios après le mandat d’arrêt contre Béchir

Par L'Economiste | Edition N°:2977 Le 05/03/2009 | Partager

. Coup d’Etat, raid des rebelles, durcissement du régime militaire…COUP d’Etat, raid des rebelles du Darfour, durcissement du régime militaire ou statu quo, les scénarios semblent ouverts après le mandat d’arrêt international lancé hier mercredi contre le président soudanais Omar el-Béchir. La Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d’arrêt contre Omar el-Béchir pour crimes de guerre et contre l’humanité au Darfour, région de l’ouest du Soudan en proie à une guerre civile qui a fait 300.000 morts et 2,7 millions de déplacés depuis 2003 selon l’ONU. Khartoum évoque 10.000 morts. Selon des analystes, ce mandat d’arrêt pourrait sonner à terme le glas du régime militaro-islamiste du président soudanais arrivé au pouvoir en juin 1989 à la faveur d’un coup d’Etat. «La première possibilité c’est un coup d’Etat interne au sein du Parti du congrès national (NCP), le parti d’Omar el-Béchir, mené par une personnalité neutre par rapport à la CPI», estime Gérard Prunier, spécialiste français du Soudan au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Des rumeurs circulent depuis des mois dans la capitale soudanaise sur un éventuel remplacement d’Omar el-Béchir par son vice-président Ali Osman Taha ou son conseiller Nafie Ali Nafie. Le chef des renseignements Salah Gosh pourrait jouer un rôle-clef dans la transition, avancent des diplomates à Khartoum. «La deuxième possibilité, c’est un coup d’Etat de l’armée», souligne Prunier, dubitatif à l’égard de ce scénario car Omar el-Béchir est issu du creuset militaire. Un putsch au sein du NCP ou un coup d’Etat de l’armée sont «très peu probables», juge de son côté l’analyste Alex de Waal. Tout comme Gérard Prunier, il qualifie en revanche de «probable» une nouvelle offensive du Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), le plus militarisé des groupes rebelles du Darfour, bien qu’il ait signé un accord avec Khartoum en vue d’un cessez-le-feu. Le JEM avait marché en mai 2008 sur Omdurman, la ville voisine de Khartoum, mais avait été stoppé dans sa progression par les forces soudanaises au terme de combats meurtriers. Ce mouvement aux liens étroits avec l’opposant islamiste Hassan al-Tourabi, ancienne éminence grise du gouvernement Béchir, pourrait cette fois s’en prendre au régime mais sans viser directement Khartoum. Le mandat d’arrêt contre Omar el-Béchir pose un défi de taille à la communauté internationale. Si la communauté internationale et les partis d’opposition n’exercent pas de pressions sur le régime d’Omar el-Béchir, le statu quo pourrait prévaloir. Par ailleurs plusieurs pays (Paris, Londres…) ont demandé au Soudan de «coopérer pleinement» avec la CPI. Les Etats-Unis ont appelé de leur côté à la retenue après ce mandat d’arrêt. Quant à l’émissaire pour le Soudan du président russe, Dmitri Medvedev, ce mandat va créer un «dangereux précédent».F. Z. T.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc