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Entreprises

Nettoyage : Le haut de gamme professionnalise l'activité

Par L'Economiste | Edition N°:255 Le 21/11/1996 | Partager

Le nettoyage de luxe est en pleine expansion. Quelques PME industrielles se partagent le créneau. L'activité se structure grâce à l'introduction d'outils de gestion modernes.


LE pressing devient de plus en plus professionnel grâce à la teinturerie haut-de-gamme. Il se positionne essentiellement sur le nettoyage à sec qui correspond aussi aux besoins de sa clientèle. Celle-ci se recrute dans les classes moyennes appartenant aux catégories A et B. Selon une étude menée par la société Ecureuil, chaque ménage de cadres consacre en moyenne 280 DH par an en nettoyage.
Comme une boucherie, le pressing est une activité de proximité, affirme Akram Kazzaz, directeur général de NetNet Pressing.
Ce sont de véritables PME industrielles qui opèrent dans l'activité du pressing. Rien à voir avec la gestion artisanale que l'on retrouve dans les teintureries populaires. Tous les outils de la gestion moderne y sont présents: le suivi informatique de la clientèle, des ingénieurs maîtres-teinturiers supervisant la "production", des plannings de formation du personnel,.. Pourtant, la phase de finition et de repassage dans le nettoyage à sec est encore essentiellement manuelle "afin de garder la qualité de la prestation".
De l'autre côté de la barrière, les lavages économiques sont pratiquement automatisés à quelques opérations près. Ce qui leur permet de réaliser d'importants volumes.

Oligopole


A en croire les teinturiers, l'activité est en pleine expansion, "mais elle n'est pas pour autant rentable dans une ville moyenne", tempère M. Saïd Cherra, administrateur de la société Ecureuil. Conséquence: les teinturiers casablancais reçoivent des clients de toutes les grandes villes du pays, Fès, Rabat, Marrakech et même Tanger. Il y a à peine quelques années, beaucoup de gens envoyaient leurs vêtements pour nettoyage en Europe, affirme M. Cherra.
De toute évidence, malgré l'appoint que représente l'offre des hôtels (jugée très chère pour une qualité jugée parfois douteuse), la capacité actuelle se situe en dessous de la demande du marché. La maison Ecureuil, l'une des toutes premières à s'être implantée dans le pressing de luxe, étudie la possibilité de franchiser dans certaines villes ou d'ouvrir d'autres unités en dehors de Casablanca.
Le marché du pressing haut de gamme est organisé en oligopole. Le créneau est occupé par une poignée d'entreprises qui se retrouvent régulièrement débordées en période de pointe. La haute saison intervient à chaque changement de saison, mais aussi à la veille des fêtes et à la rentrée scolaire. Selon les professionnels, le local industriel est la principale barrière à l'entrée. A celle-ci, il faut ajouter l'absence d'une main-d'oeuvre qualifiée.
Pour le reste, l'investis-sement est somme toute abordable. A volume égal, une machine de nettoyage à sec revient dix fois plus cher qu'une machine de lavage à l'eau. En moyenne, une machine de 17 kg coûte entre 510.000 et 850.000 DH hors droits de douane, transport, assurance et frêt. La plupart des teintureries sont équipées de machines de 12 kilos dont le prix varie entre 250.000 et 350.000 DH.
Par rapport à leurs homologues européens, les teinturiers casablancais af-firment que la matière première leur revient plus cher, malgré l'avantage des coûts salariaux. L'eau, les produits, l'emballage et surtout l'électricité représentent les plus grosses charges dans les entreprises de nettoyage.

Loi muette


C'est le pantalon qui est l'article de référence des pressings. Viennent loin derrière les costumes (50% de l'activité).
Les entreprises de pressing doivent composer avec des difficultés en tête desquelles arrive la gestion des litiges avec la clientèle. Les sources de conflit peuvent être diverses et se multiplient d'autant plus qu'il n'existe pas de concertation entre nettoyeurs et confection-neurs. Sans prendre l'avis du teinturier, ces derniers fabriquent des articles qui ne sont pas nettoyables, et à l'arrivée, les pressings se retrouvent à gérer des réclamations dont ils ne sont pas responsables, déplore un professionnel.
Dans la majorité des cas, l'étiquette d'entretien ne figure pas sur le vêtement. Et quand elle est attachée, elle est parfois erronée, est-il indiqué. Pour se couvrir, la plupart des entreprises de nettoyage souscrivent une assurance.
Des pressings font égale-ment face au phénomène d'abandon de vêtements. Chez NetNet, il y a des articles qui sont stockés depuis un an, voire deux. "Cela nous pose beaucoup de problèmes", confie le directeur général. La loi reste muette à ce sujet. Dans certaines législations étrangères, passé un certain délai, le teinturier peut vendre les articles non réclamés. Au Maroc, selon les usages de la profession, le pressing est dégagé de toute responsabilité sur les objets non réclamés au bout de deux mois

Lavage à sec, lavage à l'eau


DANS le jargon de la profession, le terme "lavage" s'applique au nettoyage des textiles avec de l'eau et des détergents tandis que le nettoyage à sec est réalisé, lui, à l'aide de solvants organiques à la place de l'eau.
Contrairement à l'idée répandue, dans les deux cas le nettoyage se fait dans un liquide. La différence fondamentale est que le lavage à sec s'effectue dans un milieu solvant. De là découle la première source de discrimination tarifaire entre le sec et le lavage à eau, expliquent les teinturiers.
Suivant leurs caractéristi-ques, les vêtements sont adaptés à l'un ou l'autre traitement. D'où l'importance de l'étiquetage indiquant la composition et l'entretien pour prévenir des litiges éventuels avec les clients.
En Europe, l'étiquette de composition du vêtement est obligatoire; confectionneurs et nettoyeurs se concertent sys-tématiquement pour définir les caractéristiques des vêtements.
L'absence d'étiquetage peut être à l'origine d'un litige. Pour se dégager de toute responsa-bilité, les nettoyeurs avisés apposent des réserves à la réception du vêtement.o

Abashi SHAMAMBA.

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