×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Mise à niveau des PME
Nouveau recadrage des aides

Par L'Economiste | Edition N°:1856 Le 17/09/2004 | Partager

. Le Foman sera relifté. Révision des critères d’éligibilité. Les solutions informatiques seront éligiblesIl est sans doute prématuré de dresser un premier bilan de la politique de mise à niveau. Néanmoins, le fait est là. Le dispositif est mis en place depuis plus d’un an et les entreprises ne se bousculent toujours pas au portillon de l’agence nationale de la PME (cf. notre enquête, L’Economiste du 1er avril 2004; www.leconomiste.com). Ce n’est pourtant pas faute d’avoir communiqué. Bien au contraire, sur ce registre, l’agence a déployé beaucoup d’efforts en lançant un site Internet et menant des campagnes de communication à grande échelle. Alors, l’on peut toujours accuser les chefs d’entreprise de pratiquer la politique de l’autruche face à la montée de la concurrence étrangère. Mais il est aussi probable que les instruments proposés ne correspondent pas à leurs besoins ou ne tiennent pas compte des réalités du terrain. C’est pour cette raison qu’il est actuellement question de réaménager certains critères d’éligibilité des outils de financement. . Cent dossiers en coursLe recadrage va concerner essentiellement le mode de fonctionnement des fonds, notamment le Fonds de mise à niveau (FOMAN). «Nous ne disposons pas encore d’un recul suffisant pour dresser un premier bilan», explique Latifa Echihabi, directeur général de l’ANPME. Le Foman qui est doté de 40 millions d’euros n’a démarré qu’en juillet 2003. A fin août 2004, le fonds a agréé 23 entreprises pour le volet assistance technique (soft) et une quinzaine de dossiers ont été approuvés pour le volet hard (achat d’équipements). Des chiffres peu significatifs vu la jeunesse du fonds, dit-on à Rabat. Il est néanmoins précisé qu’une «centaine de demandes seront traitées dans les deux mois à venir».«Néanmoins, des mesures correctrices s’imposent au regard des difficultés observées sur le terrain. Ces mesures peuvent donner un nouveau coup de pouce au processus», explique Latifa Echihabi. Elle cite trois des mesures qui seront prises:- Les critères d’éligibilité seront revus. Prévue initialement pour bénéficier de l’assistance technique, un total bilan inférieur ou égal à 40 millions de DH, cette condition exclut les PME ayant une activité capitalistique. «Le comité de financement de la mise à niveau qui suit, entre autres, le fonctionnement des fonds a décidé de relever ce plafond pour donner une chance à ces entreprises». - De même, toujours pour bénéficier du financement du «soft», la durée de vie de l’entité exigée est ramenée à 2 ans (au lieu de 3). - Enfin, le Foman financera désormais l’acquisition des solutions informatiques, toujours dans le cadre de l’assistance technique, en attendant le lancement d’un fonds dédié. En effet, parmi les projets actuellement en discussion par le comité de financement, la création d’un fonds pour le développement technologique et un autre pour la restructuration financière des entreprises. Ce dernier est destiné à faciliter la renégociation de la dette des entreprises. Pour mettre en place les correctifs adéquats, les banques se sont engagées à communiquer l’état des lieux des dossiers rejetés. Si elles jouent le jeu, leur coopération pourrait s’avérer précieuse car elle aiderait à cerner au mieux les raisons des rejets et à recadrer les interventions de l’agence. Tiendront-elles leur promesse?


Un fonds pour la restructuration financière

Le projet de créer un fonds pour la restructuration financière dédié à la PME a déjà été approuvé par le ministre des Finances et sera soumis cette semaine au Premier ministre. Il s’agit d’un fonds de garantie des dettes restructurées qui sera couplé au Foman (Fonds de financement de la mise à niveau). Sur proposition du ministre des Finances, les ressources de ce fonds devraient être mobilisées dans le cadre de la coopération internationale. La France a donné son accord pour un montant de 10 millions d’euros, à condition qu’il soit domicilié au sein du fonds de garantie français. La gestion administrative du fonds sera confiée à la Caisse centrale de garantie (CCG).Le fonctionnement du fonds pour la restructuration financière des PME repose sur deux actions conjointes. D’une part, le traitement des dettes des entreprises pour en rendre le coût et l’échéancier compatibles avec leur capacité réelle de remboursement. Ce fonds de garantie devrait encourager les banques créancières à s’engager dans ce sens. D’autre part, la réalisation de programmes d’investissement pour assurer la relance de l’activité des PME sur des bases compétitives. Le Foman sera sollicité à hauteur de 30% du montant de ces investissements. Les bénéficiaires du fonds sont les PME éligibles au Foman dont le diagnostic révèle un surendettement. Il doit également prouver que son traitement permet la viabilité de l’entreprise. Le fonds garantit 40% du principal de la dette dans la limite de 4 millions de DH. Concernant le taux d’intérêt de retraitement des arriérés, les banques devront abandonner partiellement leurs créances pour alléger le poids des arriérés. Le rééchelonnement doit être accordé sur une durée maximale de 3 ans.


Un fonds pour le développement technologique...

Le projet de création du Fonds de développement technologique (Fodetech) est avancé. Il a pour objet d’accorder un soutien financier aux entreprises éligibles pour les inciter à innover et à développer les technologies utilisées. Le fonds prend en charge en partie les dépenses consenties pour introduire les TIC, développer un nouveau produit (innovation de produit) ou un nouveau procédé (innovation de procédé), adapter les nouvelles technologies aux normes et réaliser un transfert technologique. Le soutien financier peut porter sur l’acquisition de matériel, équipement et logiciel ou sur la prestation de services (développement des applications, installation de réseaux...). Le Fodetech prendrait en charge la moitié du coût d’acquisition du matériel, équipement et logiciel, dans la limite d’un plafond de 250.000 DH. Pour les prestations de services, le Fodetech financerait à hauteur de 70% de leur coût pour un plafond de 150.000 DH. Mouna KABLY

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc