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Enquête

Marrakech: Info en direct sur les métiers

Par L'Economiste | Edition N°:303 Le 06/11/1997 | Partager

«Qu'est-ce qu'il faut comme études pour devenir orthodontiste, journaliste, notaire, infirmière, expert-comptable...?» La question a été posée des milliers de fois lors d'une opération originale à Marrakech.


Les Marrakchis ont sans doute la plus belle des chambres de commerce du Royaume, dessinée par l'architecte Jamal Lahmami. Commode et sobre, élégante comme un forum romain, dans un camaïeu d'ocres comme seule Marrakech sait nuancer ses bâtiments. C'est elle, toute neuve, qui a accueilli ce dimanche 26 octobre un bon millier d'élèves, avec quelques professeurs et parfois des parents. Et que faisaient-ils si empressés et si attentifs par ce chaud dimanche? Ils profitaient de l'idée du Club Rotary-Palmeraie d'organiser une rencontre entre les professionnels et des jeunes, justement pour leur donner l'accès à l'information en direct sur les métiers et la manière d'y accéder.
Le Club est à majorité féminine et bien des participants ont vu un lien entre la féminisation du Club et son dynamisme imaginatif. «Ima-ginatif? Non, réplique Mme Leila Abdou, chargée de l'organisation de la journée, les autres Rotary font cela souvent dans le monde».

«Le Rotary est connu pour les actions caritatives, car parmi nos valeurs il y a celle de servir, mais c'est aussi servir la communauté que de partager la connaissance», souligne-t-elle. Une trentaine de métiers étaient représentés par les personnes qui les exercent: de la banque à l'expertise-comptable en passant par l'agriculture, la santé, la communication... avec le spon-soring de Capgel, de la Banque Populaire, de Polygone-Expo et Coca-Cola. La Chambre de Commerce et le Rotary-Palmeraie avaient mobilisé les ressources locales. Ils ont aussi fait venir des professions, pas ou pas encore développées à Marrakech. 2M et L'Economiste avaient envoyé leurs représentants. Leur bureau-stand a eu beaucoup de succès auprès des jeunes, qui en réalité n'avaient en tête que des images d'Epinal sur ces métiers. Beaucoup ont été surpris en entendant le journaliste de la MAP-Marrakech expliquer qu'en dessous du Bac+4 ils avaient peu de chances de réussir dans le journalisme.
Succès aussi pour les métiers de génie civil et de la santé, un peu mieux connus. Les jeunes ont été plus hésitants au début devant les métiers de l'agriculture.

Moi, je veux être pharmacienne


«Moi je veux devenir pharmacienne, parce que j'aurai une pharmacie, je n'aurai pas besoin de travailler moi-même et on gagne beaucoup d'argent dans la pharmacie». La jeune fille qui parle n'a pas encore son bac mais elle a bien su repérer la distorsion de ce métier. Son père, expert-comptable, lutte pied à pied pour lui sortir cette idée de la tête: «c'est fini cette époque, ne crois pas que tous les pharmaciens vivent comme notre voisin, les rentes ne durent jamais très longtemps; tôt ou tard il faut travailler sérieusement, et toi, tu arrives trop tard».
Mais, globalement les jeunes ignorent tout des métiers qu'ils peuvent embrasser. En dehors des enfants d'agriculteurs, les jeunes ne savent pas que l'agriculture se décline aujourd'hui dans une ribambelle de métiers différents, alors que l'agriculture est devenue très capitalistique et dévoreuse de compétences de haut niveau. Il n'y a plus de place pour l'amateurisme et la règle vaut partout.
Ignorants, les jeunes hésitent. Parfois ils se réfugient dans les discours tout faits: «C'est le chômage qui nous attend, pourquoi travailler?». Bien qu'ils ap-partiennent à la jeunesse favorisée parce qu'ils sont allés à l'école jusqu'au bac, ils n'aperçoivent pas que les changements socio-économiques et même politiques ouvrent des possibilités que n'avaient pas leurs aînés mais à condition qu'ils s'y investissent.

Le plus curieux, c'est qu'ils répètent ces discours tout faits,
alors qu'ils ont investi leur dimanche pour venir chercher de l'information. Des lycées des environs ont même, sur l'impulsion de leurs professeurs ou de leur directeur, loué des cars pour venir en groupe se renseigner sur les métiers possibles. En face d'eux, ils ont trouvé les professionnels, que le Rotary et la Chambre de Commerce avaient mobilisés pour eux. Peut-être manque-t-il une discipline dans l'enseignement: savoir observer la réalité?


Nadia SALAH

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