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Marrakech: Des stations d'épuration à petits budgets

Par L'Economiste | Edition N°:1670 Le 25/12/2003 | Partager

En attendant une station de traitement des eaux usées de Marrakech avec un budget colossal (800 millions DH) pour la première tranche annoncée par la RADEMA, des solutions alternatives sont bien envisageables. En effet, avec peu de moyens, mais beaucoup de patience et surtout des recherches qui ont nécessité 15 ans d'expérimentation, plusieurs enseignants-chercheurs de la faculté des sciences de Marrakech ont pu mettre en place des procédés pour le traitement naturel des eaux usées. Procédés de plus en plus recherchés d'ailleurs par les pays industrialisés comme traitement supplémentaire des grandes stations d'épurations. Malheureusement, ces expériences sont bien connues de la communauté universitaire mais pas des décideurs et du monde de l'ingénierie ni des acteurs économiques. Jacqueline Darley, ancien enseignant de la faculté des sciences de Marrakech, les a synthétisées en un ouvrage (avec plus de 200 références) regroupant les différents travaux de recherches menés par le corps enseignant de cette entité et ce, depuis 1980. Objectif: faire connaître ces procédés et les vulgariser au maximum. Vingt ans de travaux de recherches, ont en effet permis d'expérimenter des bassins de lagunage et des procédés de traitement simple pour éliminer les parasites, et pourquoi pas une réutilisation agricole de ces eaux usées et même la valorisation de certains produits contenus dans les eaux domestiques. D'autant plus que les eaux usées traitées disposent d'un pouvoir fertilisant qui permet un meilleur rendement agricole. Attention, cette réutilisation des eaux urbaines ne peut se faire qu'en zone périphérique. De ces recherches, en ressort également que la gestion de stations d'épuration naturelle n'exigeant pas de grands investissements est simple, mais demande un contrôle permanent et des travaux de maintenance. “Les études complémentaires en cours actuellement devraient déboucher sur de nouvelles normes nationales en matière de qualité des eaux, de conception et de gestion des stations d'épuration par lagunage”, indique Darley.Les travaux sur le lagunage menées par la faculté de Marrakech ont obtenu le soutien de bailleurs de fonds comme la caisse française de développement, du FIS (fonds international pour la science). La faculté des sciences de Marrakech qui fête ses 25 ans, a depuis sa naissance axé ses recherches sur la problématique de l'eau. Ce n'est pas pour rien qu'elle a été désignée coordonnateur national du pôle de compétence “eau”. De notre correspondante,Badra BERRISSOULE

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