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Economie

Maroc-CEE : "Les entreprises invitées à se manifester"

Par L'Economiste | Edition N°:47 Le 01/10/1992 | Partager

Alors que la visite de M. Delors est reportée une nouvelle fois pour des raisons de politique européenne, M. Marc Piérini était l'invité d'un déjeuner-débat de la Chambre de Commerce Maroco-Britannique. S'il faut retenir un seul message c'est: "à statut nouveau, efforts nouveaux", et des efforts qui doivent venir des privés marocains.
M. Piérini, chef de la Délégation de la Commission des Communautés Européennes a insisté sur le fait que l'initiative doit venir des entreprises, des individus... devant 150 convives, en majorité des dirigeants de PME. Les conversations exploratoires se poursuivent, explique-t-il, et le statut qu'obtiendra le Maroc "sera proche de celui qui est réservé aux pays de l'Europe de l'Est". Le diplomate souligne, et à plusieurs reprises sous des formes diverses, que la libéralisation politique assortie de la stabilité institutionnelle, est un ressort essentiel de l'intérêt européen pour le Maroc.
A diverses occasions, dans son discours, M. Piérini rappelle l'existence de "connexions" de coopération que seule l'initiative des entreprises, des collectivités locales ou des chercheurs universitaires peut faire fonctionner.
La Délégation lance nettement des appels à la demande d'assistance ou de partenariat, pour utiliser les fonds disponibles dans le cadre des politiques régionales.
En effet, le protocole réservé au Maroc n'est pas en place: le dossier doit être représenté devant le Parlement européen avant la fin Octobre.

L'absence de protocole n'interdit pas le maintien des courants de coopération et d'aides. Ils transitent par les demandes que devront formuler les bénéficiaires. Actuellement plusieurs programmes sont en place: relations entre entreprises telles que lancées par le BRE ou le BC-Net; relations entre collectivités locales avec Med-Urbs, programmes de soutien à la recherche scientifique... La mise en oeuvre des ces possibilités se fait directement auprès des ONG européennes ou marocaines, des correspondants marocains des réseaux ou auprès de la Délégation.
Le Chef de la délégation dit et redit que le contenu et l'intérêt des relations entre le Maroc et la Communauté dependent davantage de l'initiative des privés que des souhaits des pouvoirs publics.
M. Piérini glisse au passage quelques petites phrases fort relevées. On notera particulièrement à propos de l'accord de pêche: "les professionnels parlent mieux que les bureaucrates qui s'expriment en leur nom", ou bien, à propos des relations géographiques privilégiées "tout le monde se bouscule d'être aux portes de l'Europe", ou bien encore à propos des incompréhensions sur l'immigration "ce sont les Ministères de l'Intérieur qui en sont chargés, d'où les amalgames et la dérive sécuritaire".

K. B.

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