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L'organigramme cible qui apaise les tensions

Par L'Economiste | Edition N°:1696 Le 03/02/2004 | Partager

. BCM annonce une structure “équilibrée”, selon les premières réactions. Cinq pôles et autant de directions support. Autant de BCM que de Wafa sont dans l'état-majorKhalid Oudghiri, PDG de BCM, l'avait promis aux effectifs de Wafabank lors de la conférence de presse conjointe tenue avec Saâd Kettani, ex-président de Wafa Assurance, le 2 décembre dernier: “Je vais compter avec les équipes des deux banques pour développer les synergies. Il ne sera question d'imposer ni la vision de BCM ni ses pratiques pour créer le nouvel ensemble; toutes les compétences seront valorisées équitablement. Des deux côtés, les meilleures pratiques seront conservées et développées. En outre, les programmes de recrutement de 2004 seront maintenus, soit quelque 350 postes à pourvoir”. Le nouvel organigramme cible qu'il vient de présenter, vendredi 30 janvier dans la soirée, devant quelque 300 de ses collaborateurs, annonce un mariage qui se veut sans casse sociale et créateur de valeur. “Cette première mouture des organes dirigeants est très équilibrée entre les deux états-majors”, répétaient à l'envi les responsables de Wafabank en quittant les murs de BCM. Il faut dire que les départs enregistrés (Abdelhak Bennani, Mustapha Nafakh Lazraq et M'hamed Abbad Andaloussi) au niveau du comité de direction générale de Wafabank a facilité la tâche.Au niveau du conseil d'administration, les principes de gouvernance adoptés en 2003 ont entraîné la constitution de trois comités. Le premier est le comité stratégique, qui assure le pilotage du groupe et permet une coordination entre le président et les actionnaires. Le comité des risques et des comptes, composé d'administrateurs, est chargé, quant à lui, de veiller sur les aspects de contrôle interne, du suivi des risques et du contrôle des comptes. Le troisième comité, celui des rémunérations, est l'une des avancées majeures et les plus importantes enregistrées au niveau de la gouvernance d'entreprise adoptée par le groupe. Peu de banques et grandes entreprises marocaines disposent en effet d'un organe similaire dont le rôle est de proposer au conseil d'administration les critères de rémunération des dirigeants, dans un souci de rééquilibrer les positions avec les performances de la structure et les salariés.Oudghiri veut tourner la page des “bonus” qui donnent le tournis. Cette démarche devrait être étendue aux effectifs de la banque pour rééquilibrer davantage le niveau de rémunération entre les deux établissements (BCM et Wafabank). C'est une grosse attente des salariés. Dans ce registre, notons que l'un des constats les plus alarmants qui reviennent dans les rapports de Standard & Poor's sur le système bancaire marocain est “le faible niveau de rémunération des salariés”. L'organigramme consacre également trois entités rattachées directement à la présidence du groupe. Il s'agit de la “stratégie & développement”, la “communication” et “l'inspection générale”. Les fonctions support (gestion des risques, ressources humaines, finances groupe, recouvrement et juridique) sont chapeautées par Ali Iben Mansour, qui est promu administrateur-directeur général. Mohamed El Kettani, directeur général, se voit confier les deux pôles “banque de la grande clientèle et de l'international” et “banque d'investissement”. A la tête de cette dernière, Mohamed Bennani, directeur général adjoint, officiera aux commandes des activités de la banque d'affaires, qui regroupe le marché des capitaux, la gestion d'actifs, la société de bourse, l'assurance et le corporate.Les pôles “banque des particuliers et des professionnels” et “banque de la PME” sont dirigés par Omar Bounjou, directeur général. Ce dernier pôle, nouveau dans l'organisation, reflète sa volonté de se positionner en tant qu'acteur majeur accompagnant le développement des petites entreprises. Enfin, c'est Boubker Jai qui dirigera les pôles “technologies, services clientèle et logistique” et “services financiers spécialisés”. Généralement, le premier organigramme de l'entité en cours de fusion fâche et rencontre quelques résistances. Quelques jours avant sa présentation, Khalid Oudghiri avait confié à L'Economiste “qu'il y aurait des trous dans l'organigramme, mais qu'il devrait être annoncé le plus vite possible pour que les tensions s'apaisent et que les gens sachent où ils vont”. Cela pour pouvoir démarrer les travaux de rapprochement à partir de ce mois, comme annoncé en décembre dernier. Le plan d'action initial prévoit en mars prochain, après l'arrêté des comptes de Wafabank, le lancement d'une OPA (offre publique d'achat) pour l'acquisition du reste du capital. Le coup de feu de la fusion effective sera donné en octobre 2004. “Nous avons comme objectif de présenter des comptes consolidés au terme de l'année en cours”, laisse entendre le PDG de BCM. Les équipes devront ainsi appuyer sur l'accélérateur pour être au rendez-vous de ce que projette leur président.“Le management de BCM est conscient que la valeur d'une banque est ses effectifs, c'est pourquoi il joue la carte de l'apaisement pour les motiver”, souligne un observateur. Le nouvel ensemble qui naîtra de la fusion de BCM et Wafabank pèsera quelque 25% du marché local. Parallèlement, il représentera la première banque du Maghreb et se hissera au 8e rang africain après six banques sud-africaines et une banque égyptienne. Ce rang de leader au niveau national sera conforté davantage par la complémentarité des activités parabancaires des deux groupes: les sociétés de Bourse, de gestion d'actifs, de corporate, de crédit à la consommation et de leasing devront être fusionnées avec “l'objectif ultime de créer une banque d'affaires privée”. Les clients bénéficieront de l'accès à un réseau de 460 agences. Le nouvel ensemble comptera sur un million de clients, occupera la première place en termes de crédits à l'économie et la deuxième dans les dépôts.Bouchaïb EL YAFI

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