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Affaires

Enquête sur le climat des affaires
Ce qui peut changer la donne

Par L'Economiste | Edition N°:1696 Le 03/02/2004 | Partager

. Corruption, pas d'avancées mais un projet de loi ferme. Le nouveau code du travail incitera à plus de plans de formation. Renforcement et concertation des actions publiquesLes enquêteurs de la Banque Mondiale et du ministère du Commerce et de l'Industrie sur le climat des affaires trouveront peut-être des réponses différentes de celles de 2002. Beaucoup de choses ont changé entre-temps. Et pour cause: depuis, plusieurs réformes structurantes ont été lancées ou sont au stade de projets. L'angoisse s'étend du côté de ceux qui commencent à comprendre ce qu'implique la mise à niveau. Comme jamais auparavant, les actions publiques se renforcent et sont relativement cohérentes. Reste à savoir si, comparé aux autres pays en développement, la réactivité est suffisante.. Reprise de l'investissementL'investissement productif était très faible en 2002, rappelle la Banque Mondiale. Il est en nette reprise: +12,4% en importations des biens d'équipement industriel en 2003. Bien que le taux de croissance des investissements demeure insuffisant, il aura permis de créer en 2003, 15.000 nouveaux emplois stables, dont le tiers dans le textile-habillement. Sont-ce les timides résultats de la réforme pour la facilitation des investissements (à travers la mise en place de CRI) entamée en 2002?A la Commission des investissements, c'est avec optimisme qu'on affiche une hausse de 39,5% d'intentions en une année.. Exportations pas mirobolantesLe flop qu'ont connu les exportations en 2002 s'est poursuivi. Elles ont régressé de 5,3% (75 milliards de DH) en 2003. Le change, avec un euro fort, n'a pas forcément emballé la demande en Europe, du moins sur les produits qu'exporte le Maroc, contrairement aux attentes.. Détente des prix de l'électricitéL'enquête de 2002 a révélé à quel point le prix de l'électricité grève l'entreprise. Que l'on se rassure, la détente des prix de l'électricité est amorcée. Surtout qu'à l'horizon 2005, le secteur devrait se libéraliser, si les pouvoirs publics donnent leur aval. L'ouverture restera progressive et deux marchés vont coexister, l'un réglementé et l'autre libre. Les entrepreneurs auront alors la liberté de choisir en fonction de l'importance du poste énergétique.. Les plans de formation ont le vent en poupeL'une des plus importantes réformes est, bien entendu, l'adoption du nouveau code du travail. Celui-ci prendra effet à partir du 8 juin 2004. La plupart des entrepreneurs et travailleurs n'ont pas encore conscience de sa portée. Pourtant, il ne leur reste que quelque mois pour le digérer. Liberté syndicale, liberté du travail, renforcement des sanctions en cas de violation des règles, encadrement des relations individuelles du travail, révision à la hausse des indemnités de licenciement, renforcement de la négociation sociale…Il y a fort à parier sur un regain des plans de formation, très faibles en 2002 par rapport aux incitations qui accompagnent leur mise en œuvre (15% des entreprises y ont eu recours, affirme l'enquête de la Banque Mondiale). En plus du fait que l'OFPPT (Office de la formation professionnelle) mène une campagne, tambour battant, pour sensibiliser les PME aux bienfaits d'un plan de formation, surtout qu'il est remboursé à hauteur de 90%. Sans compter que les entreprises interrogées en 2002 comptaient quelque 160 concurrents. Les entités ont conscience que la concurrence n'en est qu'à ses balbutiements. Les dernières données de l'OFPPT sur les formations confortent cette tendance à la hausse.. Une demande de travail égale à elle-mêmeLes profils des nouveaux arrivants sur le marché du travail ne risquent pas d'évoluer, le pays ayant à peine entamé sa troisième tentative de réforme de l'éducation nationale. Cette réforme concernera le futur. En attendant, les entrepreneurs n'ont qu'à prendre leur mal en patience et faire avec les moyens du bord.. Innovation, le statu quoLe Maroc appartient à la famille des copieurs et non des créateurs. Pour l'instant, il a d'autres priorités, comme le dialogue social pour lequel il devra trouver la bagatelle de 11,2 milliards de dirhams.


Malus: Corruption

Elle gangrène toujours à en croire les derniers rapports de Transparency, ou encore d'Amnesty International ou même celui du World Economic Forum. Le Maroc est épinglé parce qu'aucune avancée n'a été relevée dans ce domaine, notent les rapports. Bien que les discours politiques expriment une volonté d'améliorer le climat. Un projet de loi sur la lutte contre la corruption est dans le pipe. Les analystes l'estiment comme une révolution juridique tant les dispositions sont fermes et touchent autant les corrompus que les corrupteurs…Mais encore une fois, son efficacité dépendra de son application.


Bonus: Justice

La réforme de la justice va bon train. L'Usaid, la Banque Mondiale et le ministère font un formidable travail, dit-on dans les couloirs. C'est vrai que les textes de loi, mais aussi les tribunaux de commerce, se perfectionnent. De plus en plus d'entreprises ont recours à la justice. Mais celles qui sont en difficulté ignorent pour la plupart la procédure de prévention externe qui consiste à solliciter l'aide de la justice, notamment pour rééchelonner les dettes envers les créanciers. Tandis que les juristes estiment que la majorité des sociétés qui sont en redressement devraient plutôt être en liquidation.Mouna KADIRI

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